Nadja Applefields
Volume 1
Imavision Distribution / Toei Animation

Réalisateur: Takuya Igarashi
Année: 2003
Classification: G (QC)
Durée: 600 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Français (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
4 novembre 2007

Dans la veine de Candy et de Sailor Moon, des dessins animés japonais conçus principalement pour les filles (mais qui peuvent plaire aux garçons), place à la série télévisée "Nadja Applefieds" dont les 26 premiers épisodes arrivent doublés en français par l'entremise d'Imavision.

Depuis sa tendre enfance, Nadja habite à l'orphelinat d'Apple Fields. Persuadée que ses parents sont morts, elle tombe des nues lorsqu'on lui remet une broche, un journal intime et une robe de bal ayant appartenues à sa mère. Prenant son courage à deux mains, elle décide de traverser l'Europe en ce début de 20e siècle pour la retrouver. Même si de sombres individus sont à sa poursuite, elle est aidée par de nombreuses personnes et principalement par une troupe de cirque dont elle deviendra rapidement sa danseuse vedette. Sur sa route, les rencontres se multiplieront, l'amour cognera peut-être à la porte par le beau François et elle devra même élucider pourquoi un individu prénommé la Rose Noir vole les riches pour distribuer aux pauvres...

Cette nouvelle série créée en 2003 porte la marque de son réalisateur Takuya Igarashi, qui a déjà travaillé en trio ou en duo sur de multiples épisodes de Sailor Moon et de Magical Dorémi. Cette fois, il est seul... et ça ne parait presque pas tant la machine est bien rôdée. L'histoire, sans être particulièrement originale, offre beaucoup d'humour et de fantaisie, ce qui donne l'évasion souhaitée aux spectateurs. Même si la prémisse pourrait rappeler celle du mémorable Rémi sans famille, le traitement est beaucoup moins triste et dramatique. Les voyages de Nadja l'aideront à devenir une meilleure personne et ils renseigneront le spectateur sur le temps passé. Bien entendu, la douzaine de personnages présents sont généralement attendrissants et très mignons, mentions spéciales aux gentils animaux qui répondent aux doux noms de Vanille et de Chocolat. Et les thèmes, très nombreux, explorent autant l'histoire de la mythologie égyptienne que les luttes de classes entre les nobles et le peuple.

En tout, cette série comporte cinquante émissions. Ce premier volet regroupe les 26 premières aventures de Nadja qui sont séparées sur quatre disques pour une durée totale d'environ 600 minutes. Voici les épreuves que devra affronter cette gentille petite fille à la recherche de sa mère, de sa famille et, bien entendu, d'elle-même :

  • Disque 1 : La porte du destin / La nuit de la Rose Noire / Kennosuké, l'intrépide / Christian, l'expert en momies / Le bal des Harcourt / Carnet de bal
  • Disque 2 : Le bal masqué / L'ange aux ailes brisées / Le virtuose solitaire / La boîte à musique / La déclaration / Le trésor de Jeanne d'Arc
  • Disque 3 : Un baiser à la lueur de l'aube / Petits et gros mensonges / Au cœur de l'orage / Entre raison et sentiments / Chassé-croisé à Milan / Le chagrin d'une mère / Le retour de la Rose Noire
  • Disque 4 : Tous les destins mènent à Rome / Les deux anniversaires / L'incendie / Le vaisseau fantôme / L'homme en habit de lumière / Le retour de la belle traîtresse / La face cachée de François

Le format original plein écran a été conservé. Les images offrent des graphiques enfantins et une belle palette de couleurs qui font oublier l'omniprésence de halos blancs. Ces effets lumineux sont présents pour évoquer le rêve. L'animation est particulièrement fluide et les dessins ne manquent pas de pimpant. Quant aux dessins, ils sont de grande classe, respectant les architectures victoriennes, épousant les détails en s'évadant parfois des conventions historiques. Pour sa part, la musique vient souligner les enjeux, les mots et les sentiments des personnages en demeurant légère et rythmée, faisant même des détours vers des légendaires airs classiques. Les génériques, à la fois amusants et kitchs, sont même chantés par Katia Aznavour, la fille du grand Charles. La traduction dans la langue de Molière (la seule piste sonore disponible) est convenable, passant de l'excellence au plus oubliable, et elle s'entend sans aucun problème. Il aurait toutefois été intéressant de garder la version originale avec des sous-titres français et anglais afin de rejoindre un public encore plus large.

Le coffret est rose et il est orné de plusieurs personnages. Un charmant livret présente les acteurs qui auront de l'importance dans la vie de Nadja, tout en résumant ses principales péripéties. Les menus principaux des DVD montrent un visage statique à gauche de l'écran et des scènes en mouvement à la droite. Une musique trop courte apparaît l'espace de quelques secondes. Il est possible de sélection tous les épisodes ou seulement un à la fois... et c'est pas mal tout. Il n'y a pas de suppléments.

"Nadja Applefields : Volume 1" est une très jolie petite série, aussi sympathique que divertissante. À priori, c'est le public féminin qui risque de s'y attarder, mais les thématiques universelles et les nombreuses péripéties risquent de plaire à tous. Sans réellement marquer les animations japonaises au fer blanc (ce n'est tout de même pas Paranoia Agent ou Lain), le récit mené avec doigté par Takuya Igarashi est loin d'être désagréable et la suite s'attend avec beaucoup d'impatience. Très mignon.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments-
Vidéo7
Audio7