I, Robot
Widescreen Edition
20th Century Fox

Réalisateur: Alex Proyas
Année: 2004
Classification: PG
Durée: 114 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DTS51), Français (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 39
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon François Langevin
28 novembre 2004

Le mot "robot" vient du mot tchèque "robota", (qui signifie "corvée") et a été introduit par Karel Capek dans sa pièce de théâtre "R.U.R.", jouée la première fois à Prague, en janvier 1921. Quant à la robotique ou l'art de confectionner et d'utiliser les robots, elle est régie par trois lois qui furent publiées en 1942 dans le magazine "Astounding" même si son auteur, Isaac Asimov, s'y opposait préférant mettre l'emphase sur la compréhension de celles-ci plutôt que sa publication.

Ces lois se lisent comme suit:

Isaac Asimov publia un recueil de neuf nouvelles traitant du monde des robots au début des années 1950, œuvre intitulée I, Robot. Dans les années 1990, Alex Proyas (Dark City, The Crow) acheta les droits de la version cinématographique du livre et fût approché en même temps pour adapter un scénario de Jeff Vintar (Final Fantasy) intitulé "Hardwired" et qui raconte l'histoire d'un meurtre perpétré par un robot. Proyas obtint la permission de la succession d'Asimov pour intégrer certains éléments provenant de l'univers du paternel et les fusionner au contenu de "Hardwired" et finalement l'appeler "I, Robot". Akiva Goldsman vint porter main forte à Jeff Vintar dans cette tâche d'intégration et de fusion des deux mondes et le produit final est atterri sur nos grands écrans le 16 juillet 2004 pour devenir un des "Blockbuster" les plus appréciés de l'été.

Ce film raconte l'histoire du détective Del Spooner (Will Smith), "technophobe" notoire qui travaille pour le corps policier de Chicago. En 2035, la ville des vents est remplie de robots destinés aux corvées telles la collecte les ordures ménagères et la compagnie U.S. Robotics, qui les a tous fabriqués, est sur le point de lancer une nouvelle génération de robots qui verra le ratio humain/robot passer à 5 pour 1. C'est alors que le détective Spooner se voit confier une enquête de routine sur le suicide apparent d'Alfred Lanning, chef des opérations cybernétiques chez U.S. Robotics. Son enquête l'amènera à se demander si en fait, un robot ne serait pas derrière cette mort.

Le futur imaginé par Alex Proyas et transposé à l'écran par le Français Patrick Tatopoulos est d'un esthétisme à couper le souffle. Le design des robots, rappelant beaucoup celui des robots du vidéoclip All is Full of Love de Bjork, est des plus réussi et les effets "CGI" utilisés pour les intégrer au film et pour les animer sont parmi les meilleurs qu'il m'ait été donné de voir. De plus, ce film stimule notre intellect, denrée devenue rare pour ce genre de films. Son histoire aux apparences simple se complexifie rapidement et nous garde sur le qui-vive. Cependant, les scènes de poursuite sont montées trop rapidement ce qui donne un effet de jeu d'arcade enlevant ainsi une touche de réalisme au film. Côté distribution, Will Smith prouve qu'il peut porter un film sur ses épaules et son jeu musclé agrémenté de remarques incendiaires et drôles lui donne des ailes.

L'aspect vidéo de ce film est simplement remarquable. Le niveau de détail est incroyable, les couleurs sont vives et naturelles, l'image est exempte de granularité et aucun artéfact de compression n'est à signaler. Bref, un transfert vidéo à peu près parfait. L'audio n'est pas en reste et on a droit à une trame DTS bien balancée offrant un heureux mélange d'effets environnants bien reproduits sur les canaux arrière et des effets sonores plus probants remplissant le champ sonore du cinéma maison lors des scènes de poursuites et de batailles. Les dialogues sont intelligibles et justes et la splendide musique de Marco Beltrami vient se mélanger parfaitement au mixage sonore.

Un menu très concept et très réussi nous présente des segments du film sous forme de distorsions et ils sont appuyés par les dires d'Alfred Lanning, géniteur des robots. Ce menu est une merveilleuse invitation à lancer le film. Côté suppléments, la pièce de résistance est sans contredit la trame de commentaires faite conjointement par le réalisateur et le co-scénariste Akiva Goldsman. Informative et intéressante, cette trame nous parle évidemment du film, de la façon de raconter l'histoire, des scènes de batailles et de la vision d'Alex Proyas pour ce film versus celle des producteurs qui voyaient les choses bien autrement. Finalement, on se rend compte que "I, Robot" est le résultat d'un compromis d'idées. Une revuette sur la production se veut plus publicitaire qu'informative et est finalement trop courte pour être vraiment instructive et intéressante. Une galerie de photos, une bande-annonce de la série Arrested Development et un bref aperçu des prochains films de la 20th Century Fox Elektra, Robots et Mr. And Mrs. Smith complètent cette section. Malheureusement, aucun encart n'est présent dans cette édition DVD, mais une jaquette plastifiée et transparente nous présentant le détective Del Spooner est une belle réussite, et elle s'harmonise bien à la pochette du DVD.

"I, Robot" est un très bon film qui réussit à combiner action, ambiance et humour dans une histoire intelligente qui est projetée sur un étonnant canevas futuriste. Ce film est tout désigné pour passer quelques heures de bon divertissement. Pour ceux et celles qui raffolent de suppléments, il serait peut-être bon d'attendre avant de vous procurer ce film sur DVD, car si on se fie aux versions offertes en Europe et en Asie, l'Amérique du Nord fait office de parents pauvres et il ne serait pas surprenant qu'une édition bonifiée fasse son apparition d'ici quelque temps. Pour les autres, cette excellente édition qui offre une image et une trame sonore remarquable est toute désignée.


Cotes

Film7
Menu9
Suppléments4
Vidéo9
Audio9