En 1880, la mort rôdait autour des travailleurs du chemin de fer Canadien Pacifique. D'origine chinoise, ces derniers risquaient tout ce dont ils possédaient pour un salaire minime. Basée sur une opérette écrite par Chan Ka Nin & Mark Brownell, la minisérie "Iron Road" est une coproduction Canadienne/Chinoise d'une grande envergure qui, par son histoire nous rappelle vaguement celles de Titanic et de Pocahontas.
Le cœur rempli d'espoir de pouvoir se façonner une nouvelle vie et de retrouver la trace de son père disparu, la jeune Chinoise Little Tiger s'enrôle déguisée en garçon, dans une compagnie de chemin de fer. Rempli de danger, son nouveau travail l'amènera à risquer sa propre vie en exécutant différentes tâches impliquant de la dynamite. Toutefois, son existence sera chamboulée par l'histoire d'amour qu'elle vivra avec le fils de son patron.
Malgré un scénario prévisible qui se base avant tout sur une histoire d'amour impossible, la production "Iron Road" nous charme, notamment par la construction de ses personnages. Interprété avec justesse, la jeune comédienne Sun Li nous présente un personnage attachant qui est à la fois déterminé et sensible. Entourée de comédiens de forte stature tels que Sam Neil et Peter O'Toole, celle-ci arrive avec vivacité à prendre sa place à l'écran. D'une réalisation mettant surtout l'accent sur les aspects romantiques, autant du point de vue des plans qu'à celui de la musique, le réalisateur écarte malheureusement toute notion historique afin de nous présenter des scènes touchantes. Malgré son manque d'objectivité informative sur cette page obscure du patrimoine canadien, "Iron Road" se démontre comme un récit prenant, mais qui ne saura susciter de l'intérêt chez toutes personnes aimant les romans classiques.
Sur le plan technique, l'aspect visuel de ce produit s'avère être chancelant dans son ensemble. Parsemée de grains autant dans les scènes de jour que de nuit, l'image est floue du début jusqu'à la fin. Tout en proposant des couleurs délavées, ainsi qu'un énorme problème de contrastes qui nous empêchent de distinguer chacun des éléments présentés à l'écran. Du côté son, la piste sonore Dolby Digital 5.1 manque cruellement de profondeur malgré une reproduction claire des dialogues. Par sa quasi-absence de sons ambiants, cette production se repose avant tout sur sa musique afin de nous faire oublier cette lacune, sans aucun succès. Du côté suppléments, le DVD "Iron Road" nous offre des interviews conventionnelles dans lesquelles certains membres de l'équipe de tournage nous offrent leur point de vue sur cette production et sur les événements qui les ont inspirés, sans toutefois nous offrir des informations valables.
La minisérie "Iron Road", malgré son manque d'aspects historiques, demeure un divertissement acceptable si on tient compte que le but de cette dernière n'est pas de dénoncer, mais bien de nous faire passer un agréable moment.
| Film | 8 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |