The Kate Logan Affair
Entertainment One

Réalisateur: Noël Mitrani
Année: 2010
Classification: 14A
Durée: 85 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 774212108006

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
16 novembre 2011

Réalisateur de l'intriguant et décalé Sur la trace d'Igor Rizzi, Noël Mitrani revient avec "The Kate Logan Affair", un suspense invraisemblable et incohérent où de bons comédiens n'ont pas grand-chose à défendre.

Pour se faire pardonner de l'avoir arrêté à tort, la policière Kate Logan (Alexis Bledel) invite Benoît Gando (Laurent Lucas) à prendre un verre. Très tôt ils deviennent amants. Après un bête accident, ils se retrouvent en cavale, les forces de l'ordre aux trousses. Ils devront trouver un moyen d'expliquer pour quelles raisons une balle s'est logée dans le mur d'un hôtel. Au lieu de simplement dire la vérité, ils s'enfoncent dans une série de mensonges qui auront des conséquences fâcheuses...

C'est le jour et la nuit. Autant Noël Mitrani promettait de belles choses après Sur la trace d'Igor Rizzi, autant il déçoit amèrement avec "The Kate Logan Affair", un long-métrage sans queue ni tête qui s'éparpille en allant dans toutes les directions. Rien ne paraît crédible, ni l'intrigue inconséquente ni le personnage d'Alexis Bledel. Les ficelles sont grosses, énormes, mais personne ne semble les remarquer, mis à part le toujours très bon Laurent Lucas qui livre la réplique la plus révélatrice du lot: "c'est vraiment n'importe quoi!".

Malgré une mise en scène alerte et un ton qui aurait pu s'apparenter à la comédie absurde noir, l'effort finit par se prendre au sérieux, rappelant comment la peur est le pire des vecteurs de l'être humain. C'est justement ce qui fait dérayer l'essai, obligeant du coup l'héroïne à multiplier les décisions irréfléchies, au grand désarroi de la vraisemblance.

S'il y a bien peu de musique, cette dernière est généralement révélatrice. Les pistes sonores anglophones et francophones en Dolby Digital 5.1 demeurent acceptables, titillant les enceintes de bruits divers tels du vent, de la pluie et du tonnerre. Les dialogues sont très audibles, le doublage dans les mots de Molière n'irritera personne, et il y a de potables sous-titres jaunes en cas de besoin. Les images sont peut-être composées de contrastes inégaux, mais surtout de couleurs précises, de teintes détaillées et d'une juste définition des contours. Rien n'est éclatant, mais la qualité est au rendez-vous.

La pochette à l'effigie d'Alexis Bledel et de Laurent Lucas manque grandement d'originalité. Après quelques bandes-annonces, le menu principal du DVD apparaît, offrant un montage de scènes sur une mélodie un peu quelconque. Il n'y a aucun bonus, ce qui est dommage, car quelques suppléments auraient pu expliquer les fondements de l'entreprise.

Thriller décousu qui donne parfois plus le goût de rire que de savoir ce qui va arriver, "The Kate Logan Affair" tourne rapidement en rond, n'utilisant pas à son plein potentiel sa distribution de choix et sa réalisation plus que compétente. En espérant fortement que le prochain projet du cinéaste renoue avec la fibre de Sur la trace d'Igor Rizzi.


Cotes

Film4
Présentation5
Suppléments-
Vidéo7
Audio6