Le réalisateur Martin Scorcese nous présente Robert de Niro dans la peau de Rupert Pupkin, un homme plutôt solitaire et très spécial qui espère devenir le prochain grand ‘'stand-up comic''. Il aimerait aussi avoir son propre "show". Son idole est le grand Jerry Langford interprété par Jerry Lewis qui a, quant à lui, son propre ‘'Late show'' à New York qui est apprécié de tous, un peu comme David Letterman. La seule ambition de Pupkin est de passer à l'émission de Langford afin de démarrer sa carrière.
Un soir, il réussit à entrer dans sa limousine et essaye de lui vendre l'idée qu'il est un grand comique. Jerry lui demande de l'appeler au studio et c'est évidemment ce que Pupkin essaye de faire à plusieurs reprises. Sans réponse, il décide alors de se rendre sur les lieux. La seule personne qu'il rencontre de peine et de misère est l'assistante de Jerry qui lui propose d'emmener un enregistrement de ses performances. Rupert est tellement fanatique qu'il s'est construit un petit décor de ‘'talk show'' avec même des invités et une foule en carton. Après avoir remis une cassette à l'assistante, il insiste toujours pour voir Langford, mais toujours sans succès. Il décide avec une amie de se rendre à sa résidence. Ils réussissent à entrer en se faisant passer pour des invités devant les domestiques. À son retour, Jerry ne s'attend pas du tout à cette visite et réussit tant bien que mal à les mettre dehors. Après tous ces rejets, Rupert décide avec une acolyte (Sandra Bernhard) de kidnapper le très célèbre comique. Comme rançon, il veut tout simplement réaliser son rêve de faire un petit numéro à son émission.
Personnellement, j'ai eu un très grand plaisir à visionner ce film. À première vue, l'histoire a l'air très simpliste, mais c'est la façon dont Scorcese réalise ce film qui réussit à nous enchanter. Le déroulement de l'histoire est fluide et ne présente pas de scènes superflues. Chaque scène est calculée à la perfection et l'enchaînement se fait à merveille. Cela me permet d'affirmer, comme la plupart des critiques, que ce réalisateur est un très grand perfectionniste et dans "The King of Comedy", il réussit à nous le prouver encore une autre fois. D'un autre plan, il faut souligner l'excellente performance de Robert de Niro qui se moule parfaitement à son rôle. Il nous fait penser un peu à son personnage de Taxi Driver avec son arrogance, sa ténacité, son hostilité et son côté un peu psycho. De Niro a une maîtrise parfaite de la situation. Jerry Lewis est également craquant avec ces grosses lunettes or et sa démarche assez spéciale merci.
Le menu du DVD est animé en deux étapes avec un décor de studio et des personnages en superposition. De plus, on entend la voix de l'annonceur présenter Rupert Pupkin. Il y a aussi une transition entre les menus, elle est tout aussi intéressante que le menu. La qualité sonore de la présentation est assez ordinaire avec une piste Dolby Digital 2.0. Il manque parfois de clarté dans les dialogues et les effets ne sont pas assez dosés. L'image est satisfaisante lors des scènes très claires, mais il y a de nombreux grains de numérisation qui apparaissent lors de certaines scènes sombres.
Il y a quelques extras forts intéressants dont un documentaire promotionnel de près de vingt minutes avec les acteurs et le réalisateur. J'adore lorsqu'un réalisateur nous parle de son film plus de vingt ans plus tard, on y apprend toujours des faits intéressants et certaines anecdotes cocasses. De plus, il y a près de trente photos tout à fait sublimes prises lors du tournage. Aussi, il y a la bande-annonce du film et une bande-annonce pour la télévision canadienne. Finalement, il y a deux scènes retranchées, dont un monologue du personnage de Jerry Lewis.
En conclusion, je ne peux que confirmer l'affirmation d'une grande amie de ma copine. Martin Scorcese est l'un des plus grands réalisateurs vivant à ce jour.
| Film | 9 |
| Menu | 9 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |