Laurel and Hardy
Volume 1 - Cinema Classics Collection
Great Guns / Jitterbugs / The Big Noise
20th Century Fox

Réalisateurs: Montague Banks / Malcolm St-Clair / Malcolm St-Clair
Années: 1941 / 1943 / 1944
Classification: G
Durée: 73 / 74 / 74 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 20 / 24 / 20
Nombre de disques: 3 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon François Langevin
24 avril 2006

L'essentiel de la carrière du célèbre duo composé par le britannique Stan Laurel et par le rondouillet Oliver Hardy se situe surtout dans les années 1930 alors qu'ils étaient sous la férule d'Hal Roach. Recherchant une plus grande autonomie artistique, les deux comédiens mirent les voiles vers la 20th Century Fox qui leur offrait cette liberté. Malheureusement, les producteurs ne l'entendaient pas ainsi et "Laurel & Hardy" se retrouvèrent pied et main liée à performer dans des films sans grande envergure. Un premier coffret de trois films intitulés "The Laurel & Hardy Giftset - Volume I" couvrant cette période est à voir le jour et je vous présente le tout en ordre chronologique.

"Great Guns" (1941)

Laurel et Hardy sont deux domestiques qui travaillent pour un riche jeune homme aux allures frêles. Cet homme devra aller faire son service militaire et les deux serviteurs s'engageront également dans le but de la protéger. Rendus sur place, nos deux cabotins se mettront à dos le sergent Hippo et sèmeront le chaos partout sur leur chemin.

Cette comédie est en fait du cinéma de propagande pour inciter les gens à s'enrôler dans l'armée de l'Oncle Sam en cherchant à exposer le côté ludique de la guerre. Se faisant, les studios n'étaient pas contraints à respecter certains quotas quant à la quantité de matériel à utiliser pour faire le tournage. Mais, là n'est pas le vrai problème, car le scénario a dû être déniché dans une boîte de "Cracker Jack" et les gags sont tous des emprunts faits à d'autres films. De plus, il se calque sur la célèbre comédie Private Bucks d'Abbott et Costello. Comme si ça n'était pas assez, l'utilisation que l'on fait de Stan Laurel et Oliver Hardy va à l'encontre de ce qu'ils ont fait pendant 20 ans pour les studios d'Hal Roach. Il en demeure néanmoins que ce film renferme quelques bons moments d'humour.

"Jitterbugs" (1943)

Laurel et Hardy interprètent deux hommes-orchestres qui gambadent de petites villes en petites villes pour aller présenter des concerts. Lorsqu'ils tomberont en panne sèche, un jeune charlatan leur viendra en aide prétextant qu'il a inventé une pilule permettant de changer l'eau en essence. Offrant aux deux musiciens de s'associer à lui, il arnaquera de crédules citadins. Il fera la rencontre d'une jolie jeune femme qui sera arnaquée par une bande de charlatans et décidera de reprendre le droit chemin et de servir aux escrocs, une mixture de leur propre médecine.

Ce film est nettement le plus intéressant du lot de par son scénario mieux structuré, quelques excellents numéros du célèbre duo et par son humour qui s'approche beaucoup plus du genre d'humour auquel, ils nous avaient habitués. Le moment fort du film se retrouve au début lors d'un numéro musical, alors que Laurel & Hardy jouent tous les instruments d'un orchestre "Zoot Suit". S'il y a quelque chose à reprocher au film, c'est que les deux comédiens sont relégués aux rôles secondaires tant l'intrigue et la romance prennent le dessus. Comme pour tous les films de "Laurel & Hardy" faits pour la 20th Century Fox, la grande majorité des gags portent le sceau du déjà-vu.

"The Big Noise" (1944)

Laurel & Hardy se voient du jour au lendemain passer de simples concierges à détectives. Ils seront immédiatement engagés par un inventeur qui a mis au point une puissante bombe qui leur demandera de la transporter à Washington en tout secret. Ils seront inévitablement poursuivis par des gangsters qui convoitent ledit objet pour pouvoir le revendre aux Allemands.

Il n'y a pas grand-chose à dire de ce film sauf qu'il a une fin. Nous avons droit à un festival de clichés et de gags réchauffés. De plus, l'histoire est totalement insipide et Stan Laurel et Oliver Hardy ont peine à trouver leurs marques dans ce film. Le seul moment vraiment agréable se passe dans la maison du futur où la seule pièce qui en fait partie peut se transformer en différentes pièces d'une maison.

Les transferts vidéo et audio ont tous été rematricé et le résultat final est très impressionnant. L'image a été complètement nettoyée et s'appuie sur des noirs profonds et des blancs immaculés. Les contrastes sont profonds et le niveau de détail de l'image est passablement élevé. Les pistes sonores, toutes monaurales, sont également exemptes de bruits de fond et de distorsions. Tout le débit sonore passe par les canaux avant et les dialogues sont clairs et justes.

Chacun des films est accompagné d'une trame de commentaires très gourmande et hyper enrichissante enregistrée par Randy Skretvedt, auteur de l'ouvrage de référence Laurel & Hardy: The Magic Behind the Movies. Il couvre tous les aspects attenants au tournage des trois films et il nous parle de chacun des comédiens secondaires y ayant figuré. C'est ainsi que j'ai découvert qu'Alan Ladd avait joué dans un de ces films, rôle qui n'apparaît pas dans les crédits de fin. Comme autres suppléments, on retrouve sur "Great Guns", un newsreel montrant Laurel & Hardy participer aux cérémonies entourant l'ouverture du cinéma "Freemont". Sur le disque contenant le film "Jitterbugs", un autre newsreel nous montre les deux comédiens présider l'ouverture d'une gare. Sur le film "Big Noise", on retrouve le documentaire "The Revenge of the Sons of the Desert" d'une durée d'une trentaine de minutes dans lequel on nous parle du fan-club de Laurel & Hardy nommé "Sons of the Desert". Le tout fut filmé lors d'une convention et il est assez intéressant de voir le caractère ludique de la chose. Chaque film est accompagné d'un encart de six pages qui traite de différents faits entourant son tournage et qui énumère la liste des chapitres.

Ce "Laurel & Hardy Giftset" est un regroupement de films de série B sans grande envergure que le duo tourna en fin de carrière. "Jitterbugs" se détache du lot par son histoire mieux structurée et par son humour qui s'apparente plus à ce que le duo nous avait habitué. Si le contenu n'est pas à la hauteur du talent des deux comédiens, on ne peut pas en dire autant de la qualité visuelle et sonore du produit qui est impeccable. Les trames de commentaires sont également des trésors d'informations qui feront le bonheur des fans de "Laurel & Hardy". Je recommande d'ailleurs ce coffret aux grands fans du duo ainsi qu'aux nostalgiques de cette époque.


Cotes

Film5/6/4
Présentation5
Suppléments5
Vidéo9
Audio7