Comédie romantique qui sent la recette à plein nez, "Love's Kitchen" est une ode pas toujours alléchante au renouveau. Du réchauffé peu ragoûtant pour les amateurs de sirop qui colle au palais.
Rob (Dougray Scott) est un père de famille qui pleure le décès de sa femme. Il reprend goût à la vie lorsqu'il décide, en compagnie de quelques amis, de transformer un pub en restaurant. Le succès est assuré le jour où une critique gastronomique (Claire Forlani) écrit un bon papier à son sujet. Tout roulerait comme si des roulettes si des individus jaloux n'essayaient pas de leur mettre des bâtons dans les roues.
Premier long-métrage de James Hacking, "Love's Kitchen" s'apparente à un banal téléfilm. La mise en scène sans relief se fond au scénario laborieux qui multiplie les personnages stéréotypés et les dialogues éprouvés. Bien que la trame principale soit généralement tendre et mignonne (Dougray Scott est plutôt charismatique, alors que Claire Forlani est un joyau qui n'a jamais été forgé à sa propre valeur), il y a tellement d'intrigues inutiles que l'intérêt finit pratiquement par fondre comme neige au soleil. Rajoutez à cela de bons sentiments à la tonne et une démarche parfois trop démonstrative et vous obtenez un plat à oublier, plus insipide qu'autre chose.
La musique harmonieuse n'est pourtant pas trop mal. La piste sonore anglophone en Dolby Digital 5.1 vient relever discrètement les enceintes en les saupoudrant de bruits d'animaux et de sonneries de téléphone. Les voix audibles comportent quelques accents britanniques à couper au couteau. Malheureusement, aucun sous-titre n'est présent. Les images beaucoup trop fades sont parsemées d'un peu de grain, de couleurs sans éclat et de teintes étonnamment sages. La qualité des contrastes rajoute un peu d'huile sur le feu, mais en vain.
La pochette blanche s'avère bien peu épicée. Il n'y a que le visage des deux protagonistes, ainsi que celui du chef Gordon Ramsay qui ne sert pratiquement à rien dans l'histoire. Le menu principal du disque concocte plutôt un potable montage de scènes mélangé à une chanson rythmée. Aucun supplément n'est incorporé au produit final.
La sauce ne lève guère du côté de "Love's Kitchen". Si la chimie entre Dougray Scott et Claire Forlani laissait planer une bonne odeur dans l'air, le résultat satisfera bien peu d'estomac, hormis peut-être les appétits peu exigeants. Les autres préfèreront se régaler du plus charmant No Reservations ou du succulent Soul Kitchen.
| Film | 4 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 6 |