En 1972, Francis Veber et Yves Robert s'associent pour créer une comédie burlesque qui passera à l'histoire. Ce faisant, ils hissent au sommet un acteur qui, pourtant, possède déjà une feuille de route remplie: Pierre Richard. Celui que le monde connaît maintenant sous le surnom du Grand blond doit d'ailleurs ce sobriquet à la production en question, soit Le grand blond avec une chaussure noire. Comme on dit en France, le film a si bien "cartonné" que le scénario a attiré nos voisins du sud, qui ont sorti, treize ans plus tard, "The Man With One Red Shoe". Ce remake reprend sensiblement le même synopsis, mais à la place du Grand Blond, nous retrouvons un Grand Brun, tout aussi frisé cependant, du nom de Tom Hanks.
Lorsqu'un agent de la CIA se fait prendre dans un trafic de cocaïne, le directeur des services se retrouve dans l'eau chaude. Voulant se libérer de tout soupçon, ce dernier prépare donc un coup afin de détourner l'attention des enquêteurs vers quelqu'un d'autre. Par un malheureux concours de circonstances, Richard Drew est l'élu. Ce dernier, un violoniste tout ce qu'il y a de plus innocent, n'est cependant mis au courant de rien. Il continue donc de vivre sa vie comme à l'habitude, à donner des cours de violon, à composer des mélodies et à tenter d'ignorer les avances répétitives de la femme de son meilleur ami. Pendant ce temps, il est cependant l'objet d'une filature très imposante afin de découvrir ses relations avec les trafiquants. Malgré les circonstances pourtant extrêmement évidentes, Richard ne se doute de rien. Il en vient même à tomber en amour avec l'agente chargée de l'approcher, ce qui compliquera un peu les choses. Les reste n'est que mésaventures, toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, pour mener au point ultime où Richard sera mis au courant de l'opération.
Le menu est tout ce qu'il y a de plus simple: la silhouette de Tom Hanks, alias Richard Drew, occupe le côté droit de l'écran alors que le titre est écrit plus à gauche. Le tout est fixe, sans accompagnement sonore. La section des suppléments est aussi très pauvre en ce qu'elle ne contient que des bandes-annonces de productions subséquentes de Tom Hanks, soit Cast Away, Big, That Thing You Do. La bande présentée en salles de "The Man With One Red Shoe" est également disponible.
Comme bien des films créés dans les années 80 et réédités par la suite sous format DVD, la qualité sonore n'en est pas à son maximum. Les pistes stéréo et mono n'impressionnent pas vraiment. Je dirais plutôt qu'elles laissent à désirer. Le son est égal du début à la fin, nous pouvons donc oublier certains effets sonores qui, pourtant, seraient les bienvenus dans une comédie à rebondissements de ce genre. Du côté de la trame sonore, cela frôle le gâchis. Le générique est horrible, en ce que le son de certains instruments de musique ressort très fort comparativement à d'autres qui sont très bas. Bien sûr, ceux qui ressortent bien ne font pas partie de la mélodie principale, ce qui fait que cela ressemble davantage à une cacophonie qu'à une œuvre musicale. Pendant le reste du film, les bruits ambiants piétinent quelques fois sur les dialogues, ce qui nous oblige à tendre l'oreille pour entendre ce qui se dit alors que nous n'avons aucune difficulté à entendre des bruits de pas, par exemple. En ce qui concerne l'image, elle est satisfaisante compte tenu de l'époque à laquelle le film a été tourné. Les couleurs en général ressortent très peu, ce qui donne un aspect très fade et vieux à la production. Même la chaussure rouge n'attire pas l'attention comme elle le devrait. Un détail qui pourra être intéressant pour les acheteurs est que le DVD est constitué d'un côté plein écran et d'un autre panoramique.
"The Man With One Red Shoe" est un petit film rigolo, sans être extraordinaire. Le scénario manque un peu de "punch", et tout se passe de façon précipitée, ce qui nous laisse peu de temps pour avoir quelques éclaircissements. Ce n'est pas que l'histoire est difficile à suivre, mais certains éléments ne semblent pas avoir de lien tangible avec le reste de l'action, semblent être là tout à fait par hasard. Les performances de Tom Hanks et Jim Belushi, dans la peau du meilleur ami cocu, sont à souligner. Bien qu'ils n'avaient pas le jeu qu'on leur connaît aujourd'hui, ils ont réussi à apporter un aspect humoristique au scénario qui, sans cela, serait tombé à plat. Malgré tout, ce film reste à voir, seulement, pas nécessairement à acquérir pour votre collection personnelle.
| Film | 5 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 2 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 4 |