Mardi Gras: Spring Break
Uncensored
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateur: Phil Dornfeld
Année: 2011
Classification: 14A
Durée: 88 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51), Portugais (DD51), Thaï (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espganol, Chinois, Portugais, Coréen, Thaï
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 043396388574

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jimmy Chartrand
22 octobre 2011

Il y a de quoi soupirer à l'annonce de "Mardi Gras: Spring Break" alors qu'on veut encore nous ressasser un film postpubère vulgaire et explicite ou une bande d'amis frôlant le loser-isme ne cherche que beuveries et relations sexuelles. Certes, on sait que ce genre de film a amplement la cote, tout comme que ce genre de films ne vole jamais véritablement très haut. Pourtant, surprise, dans le genre, entendons-nous, disons que le film qui nous intéresse surprend et rappelle que par moment il ne suffit que de rassembler de "bons" éléments pour changer quelque peu la donne.

Du coup, à quoi peut-on attribuer le fait que le film semble plus réussi que la moyenne? Est-ce son emplacement? Certes, de le situer en Nouvelle Orléan pendant Mardi Gras ça a certainement son exotisme et confirme que l'intérêt pour la région en mode post-Katrina aura certainement eu ses répercussions même dans des recoins insoupçonnés! On n'est pas dans Treme, certes, à défaut de sentir un certain désir de "réalisme" dans le façon de dépeindre dans certains détails la région et ses coutumes, et ce serait peut-être limite insultant pour les habitants de la région, mais après les Oktoberfest et toutes les virées européennes, ce changement de cap offre une belle fraîcheur.

Pour le scénario, s'il ressasse tout ce qu'on y a déjà vu, on ne peut cacher qu'il amène quelques idées intéressantes (à défaut de blagues de merde, vomi et autres, typiques et inévitables) comme ce discours à plusieurs voix ou pas mal tout ce qui se produit lors de la parade finale. La compétition "onstage" finit également par faire rire, indubitablement, tout comme le running gag bizarre de "Max". Bon, cela reste surprenant comme c'est signé Josh Heald qui n'avait précédemment qu'offert le scénario relatif de Hot Tub Time Machine, alors que pour la réalisation, on comprend déjà plus puisque le court-métrage précédent de Phil Dornfeld, Spelling Bee, démontrait déjà un certain sens de la répartie pour mener concrètement une comédie, surtout lorsque bien épaulé.

De ce côté, avouons que le film doit beaucoup à sa distribution, tout sauf débutant (souvent l'erreur majeure de ce genre de films) qui met en vedette des acteurs qui ont depuis longtemps fait leurs preuves. Nicholas D'agosto vient tout juste d'avoir le premier rôle dans Final Destination 5, alors qu'on l'a déjà vu à maintes reprises par le passé et souvent en tant que protagoniste, Bret Harrison est un habitué de séries télévisée et Josh Gad, s'il recycle encore malheureusement le fameux rôle du gros dégoutant, a également été vu dans de nombreuses méga-productions hollywoodiennes comme 21 par exemple. Pour le reste, si Arielle Kebbel fait sourire par son naturel, Regina Hall, habituée des Scary Movie, détonne surtout le plus en volant la vedette au passage comme elle en a l'habitude. Notons également, on ne peut passer à côté, la présence de Carmen Elektra, grande habituée de ce genre de films, où on semble constamment lui vouer un culte imperturbable.

En revenant au scénario, en se limitant sur une seule fille par gars et en se concentrant sur des situations précises prenant soin de suivre une logique qui se tient dans l'univers déployé, on ne s'éparpille pas, on reste constant et, si on garde certaines morales, on offre oui de la vulgarité et beaucoup de seins, mais on prouve qu'on a quand même étoffé un tant soit peu le scénario. Mieux, le film n'hésite pas de toucher quelques territoires alambiqués, sans pour autant sonner d'un sexisme désagréable, bien qu'on comprend que le tout est bel et bien une ode claire et nette à l'hétérosexualité pure.

Visuellement, c'est vif, animé et c'est encore mieux dans les scènes de party, de foules ou de célébrations (qu'on trouve à profusion), alors qu'une trame sonore dans le ton accompagne le tout à coup de chansons rythmées, bien de leurs époques et loin d'être déplaisantes dans le contexte. On est un peu plus réticent par contre du côté de la pochette, plus superficielle et faussée que l'est pourtant le film, évoquant sans saveur ce que les American Pie, Old School et autres ont fait précédement. Par contre, la teinte joyeuse et colorée, exprimant un bonheur non-ngligeable, en plus de bien mettre en valeur nos trois charmants protagonistes (et Carmen Elektra) attireront sans aucun doute ceux qui se sentiront interpellés par le film et du coup, qui s'y plairont.

Enfin, un film du genre qui survole de sympathique façon le genre pour satisfaire certainement tous ceux qui se sentiront concernés. Seins, vulgarités, double sens, blagues de gars et compagnie, tout y est et en plus on rit. Quand on ne veut pas se casser la tête, oui, ça fonctionne pleinement, ce qui est déjà beaucoup.


Cotes

Film6
Présentation5
Suppléments-
Vidéo7
Audio7