All You Need Is Love
Vol 7: Diamonds As Big As The Ritz - The Musical / Vol 8: Swing That Music! - Swing
Voiceprint / MVD

Réalisateur: Tony Palmer
Année: 1977
Classification:
Durée: 53 / 53 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-5) chacun
Code barres (CUP): 604388719709/604388719808

Le DVD "Volume 7" est disponible chez: Amazon.ca
Le DVD "Volume 8" est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
5 décembre 2009

Avec la sortie des épisodes 7 et 8 de la série documentaire sur la musique populaire occidentale "All You Need si Love", on arrive à la moitié des dix-sept épisodes que compte l'émission. On arrive aussi à un tournant dans les genres musicaux discutés, puisque ces deux plus récents épisodes seront les derniers à traiter de la musique née avant les grands bouleversements culturels de la Grande Guerre. Pour les épisodes suivants, on s'attaque à la musique popularisée dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Mais pour l'instant, on en est encore à discuter des genres ayant pris naissance dans la première moitié du siècle. L'épisode 7, "Diamonds As Big As the Ritz: The Musical", comme son nom l'indique, jette un regard sur les comédies musicales qui prirent le relais alors que le Vaudeville et le Music Hall s'éteignaient tranquillement avec l'invention du cinéma parlant. Récupérant la notion de chansons à thème qu'offrait ces formes plus anciennes de divertissement et combinant le tout avec le côté plus théâtral de l'opéra, mais aussi avec sa façon de raconter une histoire en chansons. Alors qu'auparavant chaque morceau d'un spectacle racontait sa propre histoire, avec l'invention de la comédie musicale permit à ses créateurs, les Rodgers & Hart, Hammerstein et autres de construire des personnages plus complexes ainsi que des trames narratives plus intéressantes. En utilisant le langage de la rue des spectateurs de l'époque, au lieu du langage romantique ampoulé de l'époque victorienne des Gilbert et Sullivan et autres compositeurs d'opérette britanniques, les compositeurs américains aidèrent à créer un genre musical propre à leur culture qui séduit le public en quête de belles histoires d'amour et de musique.

Avec Stephen Sondheim, une des figures proéminentes du genre pendant les années 70 aux commandes, cet épisode nous permet de découvrir les débuts du genre avec des spectacles pré-Broadway comme "Showboat" ou "Oklahoma", mais aussi de voir les productions plus révolutionnaires des années 70 comme "Jesus Christ Superstar" ou "Hair" qui changèrent la thématique des comédies musicales et ajoutèrent un aspect politique dans les paroles.

Le deuxième épisode, "Swing That Music: Swing", relate l'histoire de cet enfant du jazz, premier style musical vraiment créé par des blancs qui s'inspirèrent de la musique noire et adaptèrent les chansons de "Tin Pan Alley" qu'ils étaient écoeurés de jouer en leur insufflant quelques variations de forme. Le Swing, cette musique de Big Band faite pour danser était né. Prenant d'assaut le pays, alors que le jazz était énervé à une élite plus intellectuelle, le Swing s'imposa rapidement comme le style musical des années 40. Pour en parler, on retrouve quelques-uns des grands noms de l'époque comme Benny Goodman, Artie Shaw ou Cab Calloway, qui nous informent des conditions de vie dans les grands orchestres, du racisme de certains clubs ou de certaines villes ou les groupes mixtes ne pouvaient jouer (comme ce fut le cas avec le Benny Goodman Quartet qui comprenait deux Noirs, Teddy Wilson et Lionel Hampton et deux Blancs, Goodman et Gene Krupa), mais aussi des limitations du genre et des changements qui pointaient à l'horizon. Bref, un excellent épisode faisant une bonne suite à celui sur le jazz.

La qualité audiovisuelle est globalement correcte, même si la série porte le poids de ses ans. Tournée en 16mm avec de l'équipement de qualité à l'époque, on remarque un peu le vieillissement du matériel plus de trente ans plus tard. Décoloration légère de certaines sections, grain omniprésent dans les séquences plus sombres et manque de piqué seraient les plus graves défauts. Heureusement, le nettoyage et la préparation pour le transfert ont été bien faits, ce qui relève la qualité visuelle globale. La piste audio a elle aussi profité d'un beau travail de transfert donnant plus de corps à une bande-son visiblement vieillissante.

En supplément, chaque DVD contient un disque comportant une longue introduction à la série avec de nombreux extraits d'entrevues et de performances et une narration nous présentant cette épopée de quinze heures. Il ne s'agit pas par contre d'images exclusives, mais plutôt d'une longue bande-annonce pour nous convaincre d'acheter le reste des épisodes ou le coffret, car il est à noter que le coffret de l'intégrale de la série existe aussi chez Music Video Distribution.


Cotes

Film9
Présentation7
Suppléments6
Vidéo7
Audio7