Malgré leur statut de légendes du rock, le power trio des années 60, Cream, n'a que peu d'enregistrements vidéo disponibles. Il y a bien sur le fameux concert d'adieux au Royal Albert Hall filmé par Tony Palmer, mais sinon, que de petits extraits ici et là qu'on peut glaner. Les performances complètes qui remplissent un DVD entier sont en effet très rares. C'est pourquoi on se réjouira de la sortie de Cream – Live in Concert disponible depuis peu, gracieuseté de XXL Media et MVD Entertainment.
Mais bien qu'on se réjouisse des huit chansons captées en concert incluses ici, toutes des classiques du répertoire du groupe composé d'Éric Clapton, Ginger Baker et Jack Bruce, on aurait aimé un peu plus de détails sur leur provenance. En fait, on aurait aimé juste UN PEU de détails. Car tant sur le boîtier du film que lors du visionnement, niet. Même pas de générique. Donc, à part quelques aficionados fervents qui sauront à quelle époque correspond telle courroie de guitare de Clapton, telle coupe de cheveux de Baker ou telle chemise de Bruce, le reste du commun des mortels n'en a aucune idée.
J'avancerai cependant qu'il doit s'agir des derniers miles du groupe (qui ne dura que peu de temps de toute façon) puisque certaines pièces du répertoire proviennent du dernier album, Goodbye. Il est vrai que ces performances pouvaient être des versions testées en concert avant de les graver sur vinyle, mais je ne peux en être certain.
Mais peu importent l'année et l'endroit, les trois compères sont en forme et livrent un concert enlevé. La captation est un peu bancale avec ses enchaînements de gros plans à la vitesse de l'éclair et son manque de plan de foule, ou même de l'ensemble du trio, mais comme les extraits vidéo de ce groupe mythique sont rares, on s'en contentera. Au programme: "Crossroads", "I'm So Glad", "Politician", "Sitting on Top of the World", "Spoonful", "Sunshibne of Your Love", "Toad" et "White Room".
Malgré la captation bonne pour l'époque (nombreuses caméras, son stéréo), la qualité audiovisuelle du document reste passable. Quelques "rayures analogiques" viennent constamment ponctuer le tout et ajouter ainsi au désagrément causé par les couleurs un peu fades et le manque de définition de la vidéo de l'époque. La prise de son manque aussi d'un peu de rigueur, mêlant les trois instruments dans une cacophonie parfois irritante pour les oreilles. Il n'y a pas de supplément sur ce DVD.
| Film | 7 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |