Elvis
Shout! Factory

Réalisateur: John Carpenter
Année: 1979
Classification:
Durée: 170 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 826663117431

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
13 mars 2010

Je n'étais pas vraiment vieux quand j'ai vu à la télévision un jeune comédien jouant Elvis Aaron Presley au pied de la tombe de Jesse Garon Presley, son frère jumeau mort-né, parlant à son reflet sur l'eau, brutalisé par d'autres garçons en grandissant. Quelques séquences plus tard, alors qu'Elvis est joué plus vieux par un autre acteur, mes parents m'envoyaient au lit (l'heure du dodo était passée). Je me suis toujours souvenu de la scène d'introduction avec un Elvis qui détruit un téléviseur à coup de pistolet et de cette séquence de réflexion, sans revoir le film pendant toutes ces années. Mais voilà que Shout! Factory lançait dernièrement sur le marché un film biographique de 1979 réalisé par John Carpenter et joué par Kurt Russell... serait-ce le fameux film de mon souvenir. Oui!!!

Avant de se sauver de New York et L.A. et bien avant de causer du trouble dans la Petite Chine, le duo Carpenter/Russell ont tourné une biographie du King du Rock 'n Roll quelques années après sa mort. Nous suivons donc le King à en devenir depuis sa tendre, mais très pauvre enfance, avec son père Jesse (Bing Russell - le vrai père de Kurt Russell) et sa mère Gladys (Shelley Winters), son déménagement à Memphis où il va à l'école (et se fait baver), son audition chez Sun Records, sa découverte par le Colonel Tom Parker (Pat Hingle), son apparition sur le The Ed Sullivan Show, sa rencontre avec Priscilla (Season Hubley - qui est devenue a femme de Kurt après le tournage!), pour finir sur son retour à Las Vegas. Le jeu de Kurt Russel est remarquable, d'autant plus qu'il ne semble pas imiter Elvis, mais bien devenir Elvis... moins quelques scandales. Sa relation du personnage d'Elvis avec sa mère semble si inconfortable, comme un fils et une mère qui ne savent pas comment se dire les choses, où l'un couvre l'autre de tous ses désirs et l'autre le couvre de conseils pour ne pas se tuer au travail. La seule chose que Russell ne fait pas, c'est chanter, mais un certain Ronnie McDowell s'en charge à merveille.

Ce long-métrage signé Dick Clark Productions est digne de son époque et a un peu mal vieilli. Reste que ce nouveau transfert à partir des éléments originaux par Shout! Factory est bien intéressant malgré quelques dommages ici et là (petites déchirures, beaucoup de points blancs, grisaille, etc.). En Amérique, c'était un produit télévisé, mais en Europe il a vu le grand écran. C'est pour cela que le film avait été tourné avec un ratio 1.66:1 en tête. Un peu retaillé pour la télévision de 1979, il arrive encore plus coupé pour sa version DVD qui le ramène à un ratio "plein écran" panoramique de 1.78:1. Bien que j'apprécie une image panoramique, il y a quelques scènes serrées qui ont des bouts de tête de retranchés. Autrement que cela, nous de bons niveaux pour les couleurs et les détails. L'audio est adéquat, sans plus.

Pour les suppléments, il y a une piste de commentaires avec le Ronnie McDowell dont je vous parlais (la voix chantée d'Elvis dans le film) et l'auteur Edie Hand qui se trouve à être une des cousines d'Elvis. Vous n'apprendrez pas beaucoup sur le tournage du film, mais du côté anecdotes, c'est vraiment intéressant de tout entendre cela! Cela est suivi d'une revuette promotionnelle d'époque nommée "Bringing Elvis to Life" où un Carpenter aux cheveux longs parle de son film à travers de nombreuses séquences derrière les caméras. Il y a ensuite un extrait de "American Bandstand" avec Dick Clark dans lequel nous pouvons entendre de jeunes interviewés sur leur préférence en les Beatles et Elvis. Le tout est complété par une galerie de photos et bien sûr les bandes-annonces au démarrage du DVD.

Le long-métrage "Elvis" était plus pour moi un souvenir qu'un bon film, quoiqu'il est considéré comme la meilleure biographie du jeune King... même si on n'y parle pas du côté sombre de l'artiste.


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments7
Vidéo5
Audio5