National Lampoon's Movie Madness
MGM Home Entertainment

Réalisateurs: Bob Giraldi, Henry Jaglom
Année: 1983
Classification: 14A
Durée: 89 minutes
Ratio: 1.85:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
28 août 2005

Si vous pensez que nous avons de la chance de pouvoir ainsi visionner et vous critiquer ce qui se fait de mieux dans le monde de l'audiovisuel, détrompez-vous. Il nous arrive aussi parfois de devoir passer par-dessus des produits que nous ne devrions pas mettre beaucoup de temps à oublier. Heureusement.

"National Lampoon's Movie Madness" rentrera aisément dans la catégorie "passez votre chemin". Utilisant pourtant un substitut qui nous a donné, au fil des années, des produits plus ou moins convaincants, je parle ici de l'expression "National Lampoon's" avec le produit le plus connu et peut-être le meilleur, Animal House, nous sommes sans aucun doute ici dans le "moins" convaincant, n'ayant pas trouvé de mot poli pour remplacer le "moins".

Le film, qui porte aussi le titre de "National Lampoon Goes To The Movies", est en fait un ensemble de trois petits films (dans le sens de la durée principalement, même si l'adjectif peut aussi se comprendre dans une autre définition) se voulant des parodies du genre. Si j'osais, je dirais que cela n'a ni queue ni tête, mais j'en ferais alors un excellent résumé. Car c'est plus précisément une partie du contenu. Dans la première partie, "Growing Yourself", Jason (Peter Riegert, pourtant pas mauvais dans l'original Animal House) décide de se retrouver lui-même et décide de s'éloigner de sa femme, pour finalement se retrouver à coucher avec d'autres (dont Diane Lane). Je cherche encore le message. Dans la seconde partie, "Success Wanters", une jeune fille, Dominique (Ann Desenberry) apparemment de bonne famille, est prête à beaucoup de sacrifices pour arriver dans la vie. Elle va courtiser les hommes les plus riches et pourquoi pas, le président lui-même. Certainement le plus mauvais des trois (ce qui sous-entendrait qu'il y en a de bons? Je ne me crois pas moi-même). Finalement, le troisième segment, "Municipalians", raconte l'histoire d'un jeune policier, tout frais sorti de l'académie, qui se voit mis en tandem avec un vétéran qui se fout pas mal de la loi et de son application, dans une ville où c'est celle du plus fort qui prévaut.

MGM nous offre donc un produit très moyen dans une édition de base, avec le film au format plein écran ou panoramique. L'image est ni belle ni affreuse, juste moyenne elle aussi. La bande anglaise mono est largement suffisante. Les pages de menu sont banales et statiques et il n'y a pas de suppléments. Le réalisateur Bob Giraldi est plus connu pour avoir réalisé des clips musicaux, notamment pour Michael Jackson et Pat Benatar. Quant à Henry Jaglom, il a continué aussi la réalisation avec des œuvres beaucoup moins populaires mais avec une côte d'amour un peu plus élevée que pour ce produit-ci.

Sur la jaquette du boîtier, on lit "The Film That Hollywood Doesn't Want You to See!". En fait, je ne connais pas Hollywood en entier, mais je suis parfaitement d'accord avec lui et je seconde cette recommandation. Pourquoi s'entêter à sortir de tels produits inutiles alors qu'il en reste encore beaucoup d'excellents qui ne demandent qu'à être mis sur disque. Le plus pathétique, c'est certainement les noms de bons acteurs, tels que Diane Lane, Richard Widmark, Robert Culp ou encore Christopher Lloyd, associés à ce film. Je ne vois rien d'autre à rajouter.


Cotes

Film3
Présentation1
Suppléments-
Vidéo6
Audio6