Un jour ou l'autre, chacun d'entre nous sera confronté à une situation désagréable au travail. Que ce soit à cause de nos tâches, nos collègues ou notre patron, cet environnement dans lequel on n'a guère le choix de s'adapter. Parlez-en à Peter Gibbons (Ron Livingston).
"Office Space" raconte l'histoire d'un employé bien ordinaire, qui travaille dans la firme informatique Initech: il occupe un emploi routinier qui ne lui apporte guère de défis. Il déteste son travail et ses collègues, à l'exception de ses deux amis Michael Bolton (David Herman) et Samir Nagheenanajar (Ajay Naidu). Au tout début du film, tous ceux ayant travaillé dans des grosses compagnies vous le confirmeront, on voit un exemple parfait de la hiérarchie bureaucratique: Gibbons se fait réprimander par son patron Bill Lumbergh (Gary Cole) parce qu'il n'a pas suivi la consigne disant de mettre une page couverture sur ses rapports. Il admet ses torts, et promet de ne plus recommencer. Deux minutes plus tard, un autre gestionnaire passe à son bureau pour lui faire la même remarque. Et ainsi de suite, à HUIT reprises. Il déteste ses patrons et rend son emploi responsable de tous ses malheurs personnels: il soupçonne sa copine Anne d'être infidèle. Pour donner un but à sa vie, cette dernière le convainc de rencontrer un psychiatre. Durant une session d'hypnotisme, le thérapeute tombe raide mort, bien sûr avant d'avoir pu ramener Peter à la réalité. Ce dernier demeure dans un état euphorique et plus rien ne le dérange.
Le lendemain, il décide de rester couché au lieu d'aller travailler. Sa compagnie vient d'embaucher deux consultants externes pour évaluer le travail de chaque employé et d'éliminer (i.e. renvoyer) les pommes pourries. Lorsque Peter décide finalement de se montrer au travail pour les rencontrer, au lieu de vanter les mérites de la compagnie, il dit, sans se soucier des conséquences, le fond de sa pensée (soit qu'il ne travaille réellement que pendant 15 minutes par semaine). Au lieu de se faire renvoyer, lesdits consultants en arrivent à la conclusion que Peter n'a pas un poste adéquat à son niveau et lui donnent une promotion au lieu de le renvoyer. Le film se termine par l'exécution d'un plan machiavélique par Peter, Michael et Samir, dans le but de reprendre ce que la compagnie leur a pris: par l'instauration d'un virus informatique, ils réussissent à frauder leur employeur d'une somme importante d'argent, mais bourrés de remords, ce n'est pas eux qui en bénéficieront en bout de ligne.
Cette comédie n'en est pas une insipide où les personnages principaux doivent cumuler bêtise par-dessus bêtise pour nous faire rire: au contraire, c'est le fait de voir le quotidien d'un simple employé, de se reconnaître dans des situations aussi anodines que de se frustrer dans sa voiture alors qu'on est pris dans un embouteillage, de traiter la machine de fax de tous les noms parce que cette dernière nous envoie un message d'erreur, de travailler dans un cubicule à côté d'un collègue de travail qu'on déteste...
Cette version spéciale de "Office Space", intitulée "with flair", devait en quelque sorte satisfaire les fans après la première sortie en 1999, d'un DVD dénudé de quelque supplément que ce soit. Malheureusement, les fans seront déçus: on ne retrouve qu'un documentaire rétrospectif qui consiste d'entrevues avec le réalisateur Mike Judge et les acteurs principaux, ainsi que des extraits l'époque où le film a été filmé ainsi qu'une série de scènes retranchées qui n'apporte pas grand-chose de plus au film. Aucune piste de commentaires, seulement la bande-annonce du film en format panoramique.
Côté technique, cela s'améliore: le transfert est nettement meilleur que dans la première édition puisqu'on nous offre cette fois une image panoramique anamorphosée. Les couleurs sont belles et mieux rendues. Au niveau audio toutefois, la piste Dolby Digital 5.1 n'a guère subi de changement majeur: les dialogues sont clairs, mais concentrés sur les enceintes avant. Il n'y a pratiquement aucun effet d'ambiophonie, sauf peut-être lorsqu'on entend de la musique.
Pour ceux qui possèdent déjà la première édition, les suppléments sur celle-ci n'apportent pas de valeur rajoutée, mais ceux qui n'auraient jamais vu le film devraient immédiatement aller se la procurer!
| Film | 9 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 3 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 6 |