Oliver's Story
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: John Korty
Année: 1978
Classification: 14A
Durée: 90 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 10
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Amélie Gravel
23 décembre 2003

En 1970, Arthur Hiller réalisait le film qui a sans doute fait pleurer le plus grand nombre de gens de toute l'histoire du cinéma, soit Love Story. Après le succès que cette adaptation du roman de Erich Segal a connu à travers le monde, il fallait absolument continuer cette émouvante histoire. C'est ainsi que, huit ans plus tard, "Oliver's Story" a vu le jour. Avec Ryan O'Neal campant toujours le cher Oliver, ce film nous démontre l'enfer dans lequel ce dernier s'est trouvé suite au décès de sa bien-aimée Jenny.

Les premières images représentent ainsi les funérailles de Jenny. Oliver est totalement détruit et supporte tant bien que mal l'encouragement de ses parents et de son beau-père à passer l'éponge et à retrouver la joie de vivre. Malgré tout, Oliver reste inconsolable. Il consacre ses journées entières à son boulot, qui semble être la seule chose qui le passionne vraiment. Dix-huit mois plus tard, il vit toujours à ce même rythme. Tout son entourage, incluant le psychologue qu'il consulte, tente de lui changer les idées, mais il n'y a rien à faire. Même les efforts d'un couple d'amis afin de lui faire rencontrer de nouvelles flammes sont vains.

Le vent tourne de manière assez inattendue un beau matin, alors qu'Oliver décide de recommencer à faire du sport. Il rencontre Marcie, une brillante femme d'affaires divorcée depuis peu, avec qui il commence à jouer au tennis et à sortir. Après plusieurs hésitations, l'amour trouve enfin sa place entre ces deux personnes, qui viennent tous les deux de milieux très aisés, contrairement au couple que formaient Oliver et Jenny. Leur relation aidera un peu Oliver à oublier Jenny, même si celle-ci occupera toujours une place importante dans son cœur et que Marcie aura bien de la misère à entrer en compétition avec un fantôme.

Après avoir vu Love Story, je m'attendais à ce que la suite soit aussi émouvante. Je me suis trompée. Bien sûr, la profondeur des relations amoureuses reste là, avec la peine incessible que ressent Oliver face à l'absence de Jenny et son constant désir de lui rester fidèle en consacrant sa vie à son seul souvenir. Le début du film est donc quand même assez triste, mais le tout se gâche à l'arrivée de Marcie dans le portrait. Peut-être est-ce mon côté romantique qui désirait que cette histoire d'amour qui avait vu le jour en 1970 reste toujours et qu'aucune autre femme ne réussisse à atteindre le cœur d'Oliver, mais j'ai trouvé cette relation agaçante. Marcie est un personnage qui m'a semblé totalement antipathique dès le premier coup d'œil, et j'ai eu de la difficulté à embarquer dans la véracité de leurs sentiments mutuels. C'est ce qui m'a donc empêchée d'apprécier "Oliver's Story".

La version en DVD n'est pas vraiment plus satisfaisante que le film en tant que tel. D'abord, le menu manque d'originalité, c'est-à-dire qu'il n'est constitué que de la seule photo fixe du couple formé par Ryan O'Neal et Candice Bergen, même photo d'ailleurs que nous pouvons admirer sur la pochette. Pour ajouter à l'absence de contenu, aucun supplément n'est offert.

La qualité du son est souvent défaillante. D'abord, le volume est très bas au tout début du film pour augmenter de manière très significative après une dizaine de minutes. C'est très désagréable puisque nous devons trouver notre télécommande très rapidement afin d'éviter de se faire casser les oreilles. Les bruits ambiants sont très amplifiés, je dirais même qu'ils le sont de façon exagérée. J'ai un passage en tête où tout ce que nous entendons est le bruit assourdissant que cause un escalier mobile. Comble du désastre, il y a de la distorsion lors de certaines scènes du film, ce qui nous déconcentre du fil de l'histoire. J'ai cependant noté un point positif concernant la trame sonore. La chanson thème de Love Story, qui avait fait un malheur lors de la sortie du film et qui est toujours considérée comme l'une des plus belles ballades romantiques, reprend sa place au moment d'enterrer Jenny, ce qui tombe tout à fait à point pour donner un bon clin d'œil au premier volet de cette histoire d'amour. En plus, le crescendo utilisé pour accentuer cette mélodie est utilisé de manière excellente et donne précisément le ton que l'atmosphère de la scène requiert. C'est dommage que ça ne soit pas resté sur un aussi bon ton pour le reste du film.

Le transfert est bien effectué, mais l'aspect visuel n'est pas vraiment agréable dans cette production. Tout est coloré dans des teintes de brun, beige et blanc, ce qui donne un décor pas du tout attirant pour l'œil. Les scènes tournées à l'extérieur de jour sont très bien définies et claires. Cependant, lors de scènes tournées à l'obscurité des plateaux intérieurs, l'image souffre beaucoup du manque d'éclairage. Le noir dans lequel le décor et les personnages sont plongés nous fait manquer quelques détails, comme la moitié des visages des acteurs, par exemple.

En fin de compte, j'ai été très déçue de cette suite au merveilleux Love Story, autant pour le film que la qualité douteuse du DVD.


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