Qui aurait cru à une telle chose? Créer une série animée avec des personnages en faible résolution (comme du 8bit), laquelle n'est égalée que par les premières consoles de Nintendo et Sega du nom, c'est-à-dire dans les années 80... logiquement, le tout se déroule durant la même période. Malgré un humour souvent gras et facile, des situations tournant autour du sexe, de l'argent ou de l'homosexualité, la série s'en tire avec un concept qui, il y a quelques années de cela seulement, n'aurait pas du tout fonctionné. Les bémols viennent par contre des redondances dans les dialogues et l'humour potache, lesquelles ternissent de beaucoup le plaisir à regarder ces images issues de notre jeunesse à tous (les 30 ans et plus, bien entendu, ou fans de ces vieux jeux).
Travaillant pour la compagnie Game A Vision, Dave et Jerry, deux des meilleurs programmeurs, vivent différentes aventures alors que leur patron, Woz, décide de vendre la société à un richissime Texan ignorant à peu près tout de ce que sont les jeux vidéo. Ce faisant, la panique se fait sentir à l'idée que Larrity ne soit pas à la hauteur pour gérer une telle entreprise. Soupçons confirmés puisque le vieillard (alcoolique, sénile, riche et libidineux... le Monsieur Burns de la série, quoi) et nouveau patron s'avère plutôt incompétent en matière de choix de concept... il a accepté ce qu'est aujourd'hui "E.T. le jeu", c'est dire (pour les amateurs, sachez qu'une bonne dose de références historique a été faite, procurant les moments les plus hilarants de la série (en résumé, le créateur a joué sans arrêt)).
Sans être South Park, The Simpsons ou toute autre série animée, "Code Monkeys" est un autre Ovni, le type qui ne peut pas vraiment être catalogué. Toutefois, ses défauts majeurs résident souvent en une utilisation fréquente de jurons, des blagues mauvaises tournant autour du sexe, du racisme, de l'homosexualité (le gay de service chante toujours au lieu de parler normalement) etc. Beaucoup de stéréotypes qui affectent grandement le visionnement, dans lequel le concept de tout faire en basse résolution (y a-t-il seulement plus bas que cela??) est une pure merveille. Bien que les graphiques soient très simplifiés, n'en demeure pas moins qu'il est intéressant de poursuivre l'incursion dans le monde de la création du jeu vidéo à l'époque dans laquelle j'étais encore gamin. Le concept ne s'arrête pas là, montrant un écran double dans lequel les personnages gagnent ou perdent des points de vie, des armes, de plaisir personnel, et j'en passe. Le concept se portait parfaitement à une série humoristique de ce genre et à la longue, le scénariste parvient à tirer davantage le jus de la série, procurant souvent les meilleurs épisodes au second disque, grâce à l'inclusion de moments tirés de jeux plus récents et connus de presque tous (un combat sous forme de RPG, une poursuite en voiture façon jeu de course années 80, etc.). Bref, une véritable mine d'or pour l'amoureux des jeux vidéo d'antan. Il faudrait par contre sortir du canevas caricatural des personnages gros, africains, américains, riches et autres pour donner les lettres de noblesse dues à cette série.
Les extras ne sont pas trop nombreux, mais contiennent une bonne dose d'informations appréciables: notamment ces courts moments avec le créateur de la série parle des circonstances qui l'ont emmené à ce concept. Des "Daily Pranks" sont offertes, de fausses bandes-annonces de jeux (vraiment) stupides montrent le niveau de connaissance des créateurs de la boîte Game A Vision, des "cheats" de la part d'une animatrice de "G4", quelques jeux (mentionnés dans la série), des affiches et papiers peints complètent les suppléments offerts sur les deux disques. Seule absente au tableau, la piste de commentaires habituelle qui fait de toute galette numérique un "must". Il aurait été fascinant de plonger davantage dans les méninges du créateur de cette série. Dotée d'une musique de la série, la page principale du menu devient, par la suite, immobile et muette pour laisser le spectateur choisir dans le calme et la paix... dommage, une telle animation ne coûte certainement pas les yeux de la tête... à moins qu'on ait tourné le tout avec des senseurs de mouvements et retransmis le tout en faible résolution.
Puisque le tout est en faible résolution, pas le choix de donner une forte note... difficile d'imaginer que ces pixels soient compressés... Sinon que dire autre que la saturation, les teintes variées de couleurs respectent les jeux de l'époque. Côté son, pas de quoi se relever la nuit puisque la plupart des effets sonores ne sont que de pauvres sons pigés sans vergogne dans une banque sonore disponible à tous. Remarquez, c'est peut-être là un autre des aspects des charmes de cette série télévisée... mais qu'importe,, quoi, le 5.1, ça existe et les sous-titres aussi quand on n'est pas amerloque!
Sans être une série digne successeur de celles mentionnées plus haut, "Code Monkeys" gagne cependant à être connue ne serait-ce pour son innovation en terme de faible résolution (difficile d'imaginer un Blu-Ray avec BD live inclus... quoique... ) et ses situations donnant souvent à des événements ressemblant étrangement à des jeux d'antan. Pas un impératif, mais pas une bourde non plus... à voir par curiosité et pour les innovations dans les derniers épisodes.
| Film | 6 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 4 |