De tout temps l'Être humain a dû composer avec la jungle, la forêt et les plantes qui l'entourent. Devant l'agressivité ou la toxicité de certaines espèces, il a même du s'incliner et déménager ses pénates ailleurs. Quel terreau fabuleux pour les auteurs de science-fiction par contre. C'est pourquoi la liste est longue de ceux qui intégrèrent cet aspect maléfique de nos amis du règne végétal. Et la télévision et le cinéma ne font pas exception. On n'a qu'à penser au Little Shop of Horror de Roger Corman refait des années plus tard avec Rick Moranis ou à l'excellent Day of the Triffids tiré du roman de John Wyndham.
La série britannique de science-fiction pour enfants Doctor Who n'échappa pas à la mode et présenta au moins deux épisodes mettant en scène des plantes carnivores venues d'un autre monde. Il y eut Terror of the Vervoïds dans les années 80, mais cet épisode fut précédé de "The Seeds of Doom" en 1976. Mettant en vedette Tom Baker dans le rôle du quatrième Docteur et Elizabeth Sladen dans celui de Sarah Jane Smith cet épisode est un des rares pour ce comédien à être en six segments. Car en effet bien que ce format ait été celui de prédilection au début des années 70 pour Jon Pertwee, prédécesseur de Baker, ce dernier n'aura eu droit qu'à trois ou quatre épisodes en six segments, le reste étant divisé en quatre parties.
Peut-être est-ce à cause de cela que "The Seeds of Doom" reste un des épisodes favoris des amateurs, tous comédiens confondus. Ce qui est vrai aussi pour deux autres des épisodes en six parties de Baker, The Talons of Weng-Chiang)et Genesis of the Daleks, qui finissent régulièrement dans les dix premiers lors des sondages annuels des nombreux clubs de fanatiques.
Il est vrai que l'histoire de cet épisode a amplement le temps de se développer lors de ses 144 minutes. Et les personnages ont aussi plus de temps pour prendre du corps et de la dimension. Le méchant botaniste Harrison Chase reste un des vilains humains les plus intéressants de la série. Il est vrai que ce rôle de professeur fou est joué sans retenue par Tony Beckley, ce vétéran des rôles de méchants du cinéma et de la télévision britannique. Et si cette façon de surjouer avait été un handicap ailleurs, elle est toujours la bienvenue dans cette série pour jeunes.
Deux cocons géants contenant des graines sont découverts pris dans la glace du Grand Nord. Mais alors que les scientifiques s'emploient à les recouvrer, il s'avère que ce sont en fait des graines extra-terrestres provenant d'une entité parasitaire qui prend possession des corps et de l'esprit de ses hôtes dans le but de dominer leur planète et d'y établir le règne des Krynoids. Le Docteur soupçonne la vérité et demande qu'on détruise les cocons, mais malheureusement un des deux a disparu. Il part alors à la recherche de ce dernier et les pistes le mènent chez un botaniste millionnaire qui semble agir étrangement...
Au niveau de la qualité vidéo, le travail de transfert est bien fait, et la copie originale est assez bonne. Les couleurs ne sont pas trop délavées, mais manquent un peu de punch. La latitude des pellicules de l'époque n'étant pas très élevée et les avancées technologiques de la télévision d'alors assez limites, on retrouve beaucoup trop de contraste dans certaines séquences et un manque de définition dans d'autres. Pour l'audio, on a bien nettoyé la bande mono, ce qui la rend très correcte à l'oreille. La prise de son originale reste toutefois un peu sourde et la musique trop proéminente. Malheureusement, nos cerveaux sont maintenant habitués à plus de stimuli auditif et le tout semble un peu plat.
En suppléments, on retrouve des commentaires optionnels de Tom Baker, John Challis (Scorby), Kenneth Gilbert (Dunbar), Michael McStay (Moberley), du producteur Philip Hinchcliffe, du scénariste Robert Banks Stewart, du directeur artistique Roger Murray-Leach et du fils du réalisateur. On retrouve de plus une ribambelle de revuettes. D'abord, celle sur le tournage de l'épisode, avec des entrevues des comédiens, du producteur et de diverses personnes impliquées dans la production, le tout entrecoupé de quelques séquences de l'épisode, puis une jetant un regard les lieux de tournages 35 ans plus tard, une sur les bandes dessinées mettant en vedette le quatrième Docteur, une sur les métiers d'assistant de production et de directeur de production expliqués par Graeme Harper et finalement une sur la musique de Geoffrey Burgon. On a aussi une galerie de photos, des notes de production en option sous-titres et une trame audio avec la musique seulement. De plus, il y a un contenu DVD-Rom contenant quelques coupures de journaux et les notes de montage du réalisateur Douglas Camfield.
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |