Le premier disque d'un trio de sorties DVD pour la série Doctor Who met en vedette Tom Baker et se nomme "The Masque of Mandragora". Produit en 1976, l'épisode no. 86 se trouvait à être le premier de la quatorzième saison de la populaire série de science-fiction pour enfants. On y introduisit pour la première fois la salle de contrôle secondaire, celle en bois de noyer, plus petite et moins encombrée, d'où le Docteur pouvait manœuvrer son vaisseau aussi aisément que dans la salle traditionnelle. Mais heureusement cette version du poste de pilotage du TARDIS ne fit pas long feu et disparut mystérieusement après quelques épisodes...
L'épisode se déroule sans une république italienne, San Martino, au quinzième siècle. C'est l'époque de Léonardo Da Vinci et la transition entre le moyen âge et la renaissance. Le Docteur et Sarah Jane Smith (Elizabeth Sladen) s'y matérialisent après une brève visite à un phénomène spatial connu soul le nom d'"Helix de Mandragora" d'où ils rapportent à leur insu une forme d'énergie dévastatrice. Cette énergie maléfique a en fait été appelée sur Terre par les incantations d'un culte voué à un dieu romain tombé en désuétude. Les adeptes de Demnos, dont nombre sont au service de Hieronimus, le mage du duc Giuliano, tenteront d'utiliser les pouvoirs que leur confère cette entité pour prendre le contrôle du château et éventuellement de la planète. Mais les tractations politiques entre Giuliano, son oncle et Hieronimus et l'apparition du Docteur brouilleront les cartes. Les invités du Duc à son couronnement, la fine fleure de la science et de la philosophie de l'époque, seront-ils en danger à cause des plans de cette secte? l'Italie perdra t'elle ses penseurs les plus progressistes aux mains d'une bande d'illuminés possédés par une forme d'énergie extra-terrestre?
Bien que "The Masque of Mandragora" ne soit pas un des épisodes les plus populaires de la série, ni de Tom Baker, il reste tout de même que c'en est un excellent et qui vieilli bien de surcroit. Tourné dans des ruines du Pays de Galle (moins cher que l'Italie!) et dans de superbes décors en studio, le scénario bien ficelé de Louis Marks semble assez fidèle aux intrigues qui se jouaient aux cours d'Europe à l'époque. La rivalité entre les penseurs modernes intéressés aux nouvelles sciences comme l'astronomie ou la chimie, et les traditionalistes croyant aux pouvoirs divins et aux astres est bien exprimée. La présence d'une forme de vie extra-terrestre ajoute aussi un facteur intéressant. Seule la fin est un peu ratée, comme si le réalisateur n'avait pas eu le temps nécessaire pour fignoler le tout. Arrive un moment de grande tension qui est résolu rapidement dans la confusion et on a à peine le temps de s'en apercevoir que déjà le Docteur et Sarah Jane quittent dans le TARDIS. Mais le tout vaut tout de même la peine.
En suppléments, on retrouve des commentaires optionnels de Tom Baker, de Gareth Armstrong (Duc Giuliano), du producteur Philip Hinchcliffe et du directeur de production Chris D'Oily-John. Ainsi que la traditionnelle revuette sur le tournage de l'épisode, avec des entrevues des comédiens, du producteur et de diverses personnes impliquées dans la production, le tout entrecoupé de quelques séquences de l'épisode. On a aussi une galerie de photos, des notes de production en option sous-titres, une revuette sur le TARDIS ("Bigger on the Inside"), une où on revisite les lieux de tournage et une dernière humoristique sur l'histoire du masque. De plus, il y a un contenu DVD-ROM contenant quelques coupures de journaux.
Pour les qualités d'audio et de vidéo, on a fait un excellent travail de nettoyage pour le transfert. Des bandes vidéo et des extraits 16mm de l'époque on a réussi à améliorer grandement l'image en corrigeant quelques défauts comme les couleurs pâles, le manque de netteté ou les contours flous. Même que cette fois-ci, étonnamment, les images studio sont plus intéressantes que celles tournées en film! On a aussi amélioré la générale en filtrant adéquatement beaucoup de bruits de fond et en augmentant la palette de fréquences, ce qui rend les ambiances ainsi que les dialogues plus intéressants.
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |