L'épisode #135 de Doctor Who reste un des épisodes préférés des amateurs de la période Peter Davison, le cinquième Docteur. Premièrement parce qu'il présente le départ d'un de ses compagnons antipathiques, Turlough (Mark Strickson), la mort d'un robot inutile et non-fonctionnel, Kamelion, parce que c'est l'avant-dernier avec le comédien Davison, mais surtout parce qu'on y voit l'arrivée de l'assistante la plus sexy de toute la série, Perpugilliam "Peri" Brown jouée par Nicola Bryant.
Sa sortie en DVD était donc attendue par tous les petits garçons des années 80 devenus à leur tour de grands garçons et des pères de famille. D'y avoir inclus un deuxième disque de suppléments est un plus que personne n'espérait. Surtout qu'on y retrouve une nouvelle version de l'épisode plus courte et au montage plus rapide.
Le Docteur et ses compagnons de voyage Turlough et Kamelion atterrissent sur terre lorsque le robot capte un signal extra-terrestre émanant d'un artefact repêché par des chercheurs de trésor. Après avoir sauvé une jeune fille de la noyade, Turlough la ramène à bord du Tardis, mais Kamelion se retrouve sous l'influence maléfique du Master et prend le contrôle de la capsule spatio-temporelle pour l'amener sur la planète Sarn. Les habitants de cette planète, une poignée de survivants attendant l'explosion finale d'un volcan qui décimera la planète, croient que le Docteur et ses amis sont des envoyés de leur dieu comme le prédisait une vieille légende. Mais lorsque Kamelion, sous l'apparence du Master fait irruption, la situation est inversée et le Docteur est alors emprisonné. Heureusement, Turlough découvre des signes lui faisant penser que cette planète serait peut-être liée à son passé et à sa terre natale. Il devra donc délivrer le Docteur et l'aider à vaincre le Master, sauver la population de l'éruption imminente du volcan et découvrir la vérité sur ses origines.
"Planet of Fire" est un épisode assez réussi de la série. Bien qu'il y ait beaucoup de trous dans le scénario et que soudainement Turlough devienne trop doué à mon goût, lui qui était peureux et inutile dans les épisodes précédents, les divers rebondissements maintiennent notre intérêt tout au long. La splendide Miss Bryant en Bikini rose ajoute définitivement un peu de piquant et le fait qu'elle serve à quelque chose d'autre que de crier lorsqu'un danger se pointe nous fait apprécier sa présence. Les décors volcaniques naturels de l'île de Lanzarote représentant Sarn ajoutent aussi à l'effet de réalisme et de crédibilité de ce monde au bord de la catastrophe.
Au niveau de l'audiovisuel, le transfert est très bon. Les paysages désertiques et les décors et costumes aux couleurs pâles sortent très bien. Le son est parfois un peu étouffé et certaines fréquences semblent un peu écrasées, mais encore une fois les gens de la BBC on fait un travail de modernisation incroyable, ramenant le tout à un excellent niveau.
En suppléments on retrouve des commentaires des acteurs Peter Davison, Nicola Bryant, Mark Strickson ainsi que de la réalisatrice Fiona Cumming. On a aussi plusieurs revuettes, une où la réalisatrice et le chef décorateur Malcolm Thornton revisitent les lieux de tournage, une entrevue de ce dernier, une sur feu Anthony Ainley, le deuxième comédien à jouer le rôle du Master et une sur le tournage. On retrouve aussi des notes de production en option sous-titres, des documents DVD-ROM (coupures de journaux et horaires télé de l'époque) et une piste audio contenant seulement la musique. Mais le supplément le plus spécial est une nouvelle version de 66 minutes de l'épisode (au lieu du 100 habituel) réalisé par Fiona Cummings qui en fait aussi une brève introduction. Et puisqu'on y a retranché plus de 30 minutes, on se retrouve avec une histoire beaucoup plus dynamique et sans temps morts.
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 9 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |