Doctor Who
The War Machines (Story #27)
Warner Home Video / BBC Video

Réalisateur: Michael Ferguson
Année: 1966
Classification: PG
Durée: 95 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 883929040957

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
21 janvier 2009

La BBC commence l'année 2009 en grande en sortant en DVD deux épisodes intéressants du vaste et inégal catalogue de l'émission classique Doctor Who. La première en ordre chronologique étant une histoire de 1966, "The War Machines", qui met en vedette le comédien original William Hartnell dans le rôle-titre (qu'on appelle Premier Docteur dans le jargon des connaisseurs). Une des dernières histoires avec ce comédien vieillissant et malade qui devait bientôt laisser sa place à Patrick Troughton, le Deuxième Docteur, cet épisode est aussi important puisqu'il marque l'arrivée de deux nouveaux compagnons de voyage pour le Docteur soit Polly (Anneke Wills) la jolie secrétaire et Ben (le regretté Michael Craze) le marin téméraire. C'est aussi le dernier épisode de Dodo Chaplet, une des compagnes de voyage les moins populaires du Docteur.

La beauté de cette histoire est que plus de quarante ans plus tard, malgré ses défauts apparents, le scénario basé sur un ordinateur tout-puissant devenu fou tient encore la route. L'aspect visuel et surdimensionné de la machine est, bien entendu, un anachronisme, mais l'idée d'un cerveau électronique ayant pris le contrôle des opérations pour lequel il avait été construit, soit la sécurité de l'État, et qui décide d'éliminer les variables les plus faibles de l'équation, l'être humain, est encore attrayante aujourd'hui.

Le Docteur se pose avec son vaisseau spatio-temporel, le TARDIS, au cœur de Londres en 1966. Il décide d'aller visiter la nouvelle tour de télécommunication qui trône sur la ville et découvre au sommet un superordinateur construit pour résoudre les problèmes les plus complexes et aider l'Angleterre à maintenir la paix sur son territoire. Tout semble merveilleux jusqu'à ce que Dodo soit victime de maux de tête et commence à agir bizarrement. Le Docteur identifie éventuellement le problème comme émanant de l'ordinateur en question, WOTAN, qui semble utiliser des ondes pour contrôler les cerveaux de certains individus et les forcer à commettre des actes criminels, dont la construction de robots destructeurs, les "War Machines". Il semble que WOTAN ait décidé que la menace la plus grave pour la sécurité du pays soit les êtres humains eux-mêmes et que seul le contrôle total de la planète et l'élimination des humains permettrait de vivre pacifiquement. Le Docteur aidé par Polly, une des secrétaires du projet, tentera de déjouer les plans de la machine infernale avant qu'il ne soit trop tard...

En suppléments, on retrouve des commentaires audio optionnels de l'actrice jouant le rôle de Polly, Anneke Wills et du réalisateur Michael Ferguson, une galerie de photos et des notes de production en option sous-titres. On retrouve aussi deux revuettes sur l'émission à proprement parler, une retraçant les lieux de tournages à Londres quarante-deux ans plus tard et l'autre sur les recherches entreprises pour tenter de retrouver les segments manquants de cet épisode. Recherches qui menèrent en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Nigeria (!!!) et qui permirent finalement à la BBC d'assembler cette histoire qui avait été effacée des archives de l'institution pour permettre de réutiliser les rubans magnétiques. On retrouve aussi deux extraits d'émissions britanniques, une étant un clip sur l'importance de la tour de la poste dans le paysage londonien et l'autre "Blue Peter" qui nous montre la relation entre cette tour et l'épisode de Doctor Who. De plus, il y a un contenu DVD-Rom avec quelques coupures de journaux commentant l'épisode à sa sortie et les plans et sketches originaux pour les robots meurtriers, les "War Machines" en question.

Pour la qualité audiovisuelle, on a fait un excellent travail de restauration pour le transfert DVD. Et ce, même si on a dû travailler à partir de sources aussi variées que de simples enregistrements audio amateurs faits en 1966, des bandes vidéo et des extraits 16mm. On a réussi à améliorer grandement le look en corrigeant beaucoup de défauts comme la définition approximative ou les contours mal définis. On a aussi amélioré le son général en filtrant adéquatement beaucoup de bruits de fond et en augmentant la définition des fréquences, ce qui rend les dialogues et les ambiances plus plaisants à l'oreille. Il reste bien sûr que quelques anicroches sont présentes, mais étonnamment peu pour une émission aussi vieille ayant à peine survécue au passage du temps.


Cotes

Film8
Présentation8
Suppléments6
Vidéo7
Audio7