L'épisode de Doctor Who en six parties "The Time Monster" qui sort ces jours-ci chez Warner fait partie de trois épisodes qui sont sortis il y a quelques mois en Angleterre dans un coffret intitulé "Myths and Other Legends". Pour des raisons de marketing, ces trois épisodes (celui-ci plus The Horns of Nimon et Underworld) seront vendus séparément ici en Amérique. Il reste qu'ils ont tout de même encore en commun le fait d'utiliser des légendes ou des mythes bien connus pour les remodeler à la sauce Doctor Who. Alors que "Underworld" s'attaquait à la légende de Jason et des Argonautes et "Nimon" à celle du Minotaure, "The Time Monster" reprend celle de l'Atlantide.
Dans ce cas-ci, le Master (Roger Delgado), ce Timelord renégat et ennemi juré du Docteur revient sous le déguisement du Professeur Thascales qui conduit des expériences en physique temporelle à l'université Cambridge. Lors d'une démonstration de ses résultats à laquelle assistent des membres de UNIT, la brigade internationale spécialisée en extra-terrestres et bizarreries pour laquelle le Docteur (Jon Pertwee) travaille, le maléfique Master révèle que son pouvoir lui vient en fait d'un morceau de cristal ancien qui lui permet d'appeler Kronos, une créature capable de manipulation du temps. Il utilise ainsi le dangereux Chronovore pour s'assurer un pouvoir sur Terre en appelant des guerriers anciens à combattre dans le présent. Lorsque le Docteur et Jo tentent de l'en empêcher, le Master fuira dans le passé, sur l'Atlantide d'où provient le cristal, et la lutte entre Kronos, le Master, la reine Galleia et le bon Docteur sera sauvage et destructrice...
Bien que la prémisse de cet épisode soit assez intéressante, il ne s'agit malheureusement pas d'un des plus populaires de l'époque de Jon Pertwee. Premièrement, les effets spéciaux laissent un peu à désirer et deuxièmement je ne crois pas que le personnage du Master, l'ennemi juré du Docteur, fasse un vilain bien intéressant. D'une intelligence supposément supérieure, il se fait battre à répétition par son ennemi et commet les mêmes erreurs sans apprendre vraiment. Par contre, il est vrai que si l'on regarde cela du point de vue des enfants pour qui la série fut créée originellement, le personnage habillé de noir à la petite barbichette ressemblant à celle du diable et au rire maléfique exagéré peut être extrêmement terrifiant et efficace. Il reste que malgré ses défauts, l'épisode est divertissant et les mélanges temporels assez rigolos. Et puis une petite visite sur l'Atlantide pour en apprendre les raisons de la chute et de la disparition ne peut pas faire de tort à personne.
En suppléments on retrouve un commentaire audio modéré par Toby Hadoke et mettant en vedette Susan Penhaligon (Lakis), John Levene (Sergent Benton, un régulier de la série), le producteur Barry Letts, l'assistante de production Marion Douglas et quatre scénaristes télé contemporains, soit Graham Duff, Phil Ford, Joe Lidster et James Moran. Bref beaucoup de monde qui chacun possède son opinion sur cet épisode. De beaux débats en perspective. En plus, on retrouve une galerie photo, une revuette où un professeur de physique se penche sur les fondements scientifiques de l'histoire de Kronos telle que présentée dans l'épisode, une comparaison de la version restaurée au négatif original ainsi que du matériel DVD-ROM contenant quelques découpures de journaux.
Au niveau de la qualité vidéo, le travail de transfert est bien fait. Les couleurs sont bien chaudes même si le matériel d'origine était passablement terne (comme on peut le voir dans la revuette qui compare les deux versions). Les détails sont nettement mieux que dans la version d'origine et les contours restent précis pour une émission qui a plus de 35 ans. Pour l'audio, on a amélioré et nettoyé la bande son, ce qui la rend plus nette à l'oreille. Quelques défauts de l'époque persistent, mais globalement le tout est plus qu'acceptable.
| Film | 7 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |