La série Doctor Who originale - aussi appelée classique - dura de 1963 à 1989. Durant ces 27 années (26 saisons) on put voir quelques 186 histoires différentes partagées en plusieurs épisodes. La norme étant 4 ou 6, mais certaines histoires eurent droit à une seule demi-heure et d'autres à 8 ou même 10. Sur le lot, bien que les mordus de la série le nieront catégoriquement, certaines histoires étaient beaucoup moins réussies que d'autres. Ainsi, le fanzine officiel de la série, le Doctor Who Magazine, publié depuis les années 60, fait un sondage annuel demandant aux fans de faire une liste en ordre de préférence de leurs histoires favorites. Les dix premiers scénarios sont invariablement les mêmes, dans un ordre qui varie, et les dix dernières aussi.
Parmi ces histoires malaimées "Underworld" de Tom Baker finit invariablement parmi les dernières. En effet, on constate après visionnement que les quatre épisodes qui constituent cette histoire diffusée en 1978 sont plutôt quelconques au niveau de leur production. Doctor Who a toujours été produite avec de petits budgets et les artisans ont dû faire des miracles pour donner des résultats intéressants, mais dans le cas de cette histoire, l'argent avait visiblement été presque tout dépensé pour les autres épisodes de la saison. Ce que le producteur confirme d'ailleurs dans la revuette sur le tournage. On choisit donc de construire un seul décor qu'on modifia pour l'utiliser à double capacité pour représenter les deux vaisseaux spatiaux et le reste des décors, c'est-à-dire les cavernes et les tunnels où se déroule la presque totalité de l'histoire, fut créé en CGI sur fond bleu. Bien qu'il soit remarquable qu'à cette époque et avec les moyens technologiques limités dont on disposait (c'était la première émission de la BBC à faire appel à la technologie de l'écran bleu à grande échelle et on dut même construire des instruments pour réussir cette prouesse) on ait réussi à rendre ces tunnels et cavernes assez convaincants, il reste que notre œil moderne habitué à mieux ne peut décrocher de ces décors artificiels et se lasse bien vite de ces images bidimensionnelles. Le scénario n'étant pas non plus des plus excellents, l'histoire ne nous passionne que moyennement. Ça reste du Doctor Who et donc plus que divertissant pour les convertis, mais les profanes seraient mieux de commencer par une des histoires de Tom Baker en tête du classement de Doctor Who Magazine comme The Talons of Weng Chiang ou The Deadly Assassin.
Basé sur le mythe de Jason et les Argonautes, "Underworld" raconte l'histoire d'un vaisseau spatial peuplé des derniers représentants des Minyan à la recherche d'un autre vaisseau de leur race contenant des cylindres renfermant le patrimoine génétique de leur race. Leur quête les mènera au cœur même d'une planète en formation où le vaisseau recherché a atterri. Mais là ils devront affronter un ordinateur fou et une race de bourreaux pour mener à bien leur mission. Heureusement, le Doctor et Leela leur prêteront main-forte...
En suppléments, on retrouve des commentaires optionnels de Tom Baker, de Louise Jameson (Leela) et d'un des deux co-scénaristes Bob Baker. On a aussi l'habituelle revuette sur le tournage de l'épisode, avec des entrevues des comédiens, du producteur et de diverses personnes impliquées dans la production, le tout entrecoupé de quelques séquences de l'épisode ainsi qu'une revuette contenant d'importants extraits du tournage en studio ou on peut voir le processus d'assemblage des trois images qui donneront le résultat final et les effets visuels. On a aussi une galerie de photos, des notes de production en option sous-titres et un contenu DVD-ROM contenant quelques coupures de journaux.
Pour la qualité audiovisuelle, on a fait un excellent travail de nettoyage pour le transfert. Certains des plans aux nombreux effets visuels ajoutés (qui perdaient une génération à chaque fois puisqu'à l'époque c'était du transfert bande à bande) sont passablement abîmés, mais on a su les rendre présentables. On a aussi amélioré la piste sonore générale en nettoyant bien le tout et en maximisant la palette des fréquences.
| Film | 7 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |