Hogan's Heroes
The Sixth & Final Season
Paramount Home Entertainment / CBS DVD

Créateurs: Bernard Fein, Albert S. Ruddy
Année: 1970-1971
Classification: G
Durée: 604 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
10 juin 2007

La guerre est finie. En tout cas, celle qui nous a permis de suivre les folles aventures des prisonniers de guerre du Stalag 13: Hogan et son équipe, "Hogan's Heroes". Paramount et CBS nous proposent en effet la sixième et dernière saison de cette délirante série, à peine deux ans plus tard après la sortie de la première saison, ce qui est un signe évident que le public est encore au rendez-vous.

Lors de ma critique de la saison cinq, je disais que cette série était une des rares où les changements d'acteurs d'une saison à une autre étaient inexistants. Et bien si c'était valable pour les cinq premières saisons, voilà que je dois rectifier le tir pour cette sixième. En effet, le prisonnier Kinch (Ivan Dixon), plus spécialisé dans les échanges radio, n'est plus là. Et je dois bien avouer que je n'ai pas réagi immédiatement, car son remplaçant pourrait presque être son frère jumeau. Bon, OK, j'exagère un peu, mais pas loin. Au moins, son nom est différent et c'est aussi un sergent: Baker (Kenneth Washington). Et comme en plus il fait le même "travail" de radio dans l'équipe, la tromperie passe très bien. Et comme il n'est jamais fait mention du départ de Kinch, ni de l'arrivée de Baker, voilà un cas réel d'évasion du Stalag 13. Ne le dites pas à Klink!

Cette dernière saison ne comporte que 24 épisodes. Ils ont été diffusés sur le réseau américain CBS entre septembre 1970 et avril 1971. Elle comporte les épisodes portant les numéros de 145 à 168. Comme on s'en rend compte avec le dernier épisode de ce coffret, rien ne laissait présager une fin à la série. En effet, elle a été victime d'une coupe drastique qui est intervenue justement dans les années 1971-72 et dont d'autres séries ont aussi subi les conséquences, telles que Green Acres et The Beverly Hillbillies, qui ont aussi vu leur dernière saison diffusée en 1971. L'auditoire, majoritairement composé de personnes plus âgées et de ruraux, ne plaisait plus au réseau qui ne voyait pas dans ce panel le public cible pour la chaîne.

Une nouvelle fois, nous partageons le quotidien de prisonniers de guerre de plusieurs nationalités (Américains, Français, Anglais) alors qu'ils opèrent un véritable quartier général allié à l'intérieur même du camp. Ils peuvent sortir et rentrer pour préparer des sabotages, au nez et à la barbe des Allemands, leurs geôliers. Il faut bien dire qu'avec un gardien comme le commandant Klink, ce n'est pas très difficile. Et après avoir découvert les points faibles du sergent Schultz, rien de plus facile. Je vous propose de revenir faire un tour dans mes critiques des cinq saisons précédentes pour rassembler toutes les informations sur cette désopilante série américaine.

Nous débutons la saison avec une nouvelle un peu triste: ce cher Louis Lebeau (Robert Clary) a décidé qu'il était temps de rentrer en Angleterre. En fait, ce n'est pas tant le problème de son départ qui gêne ses amis, mais plutôt qu'il était un excellent cuisinier. Et son absence serait fortement remarquée à la table de Klink, qui ne manque pas une occasion de l'utiliser lors de ses repas officiels. Et connaissant la fierté "française" de Lebeau, il ne se fait pas prier (dans un épisode où le français sera d'ailleurs souvent employé). Pourra-t-il alors s'en aller et laisser ses convives avec des plats faits par un autre cuisinier sans talent? Puis, nous allons aussi retrouver le pédant colonel anglais Crittendon, qui va devoir prendre la place d'un traître, lui aussi anglais, qui pourrait presque être son frère jumeau. Malgré ses allures hautaines, le colonel sera-t-il vraiment à la hauteur dans une mission où la liberté de l'Angleterre est en jeu? Un épisode double avec un titre évocateur: Lady Chitterly's Lover. Sinon, au hasard de ces 24 épisodes, notons celui où Newkirk (Richard Dawson) doit se faire passer pour la femme d'un général lors d'une réunion organisée par Klink, ou encore celui où est temporairement responsable du Stalag. Que pensez-vous qu'il va arriver? Et bien oui, bien entendu...

Ce dernier coffret de Hogan's Heroes est absolument identique techniquement aux précédents. À part un graphisme différent, le reste ne change pas: les 24 épisodes sont réunis ici sur quatre disques, rangés dans deux boîtiers simples, le tout glissé dans un fourreau de carton. Les images sont toujours d'une qualité très acceptable considérant l'ancienneté de la série, et dans certaines scènes de jour ou de studio, la précision est même étonnante. Par contre, les couleurs sont un peu passées. La piste sonore anglaise est bien claire et très compréhensive. On notera un changement dans le graphisme des pages de menus, représentant un mur de cabane avec une fenêtre dans laquelle des extraits de la série sont diffusés sur un fond musical reprenant le thème général. Et la plus grosse déception, c'est le manque de suppléments, surtout qu'en cours de série, il y en a eu dans certains coffrets. Pour le dernier, Paramount et CBS auraient au moins pu mettre un petit quelque chose pour marquer le coup. Vraiment dommage!

Au risque de me répéter (car j'ai dû l'écrire certainement à chaque coffret), j'adore cette série qui me semble intemporelle pour ses histoires (même si le sujet est bien précis dans le temps). Les personnages, autant alliés qu'ennemis, ont quelque chose d'attachant qui fait qu'à chaque fois que je recevais un coffret, j'avais du mal à ne pas regarder un épisode de plus. Les acteurs sont vraiment drôles dans leur jeu absolument pas en rapport avec la situation (de tels comportements, autant des prisonniers que de leurs gardiens, seraient impensables dans une vraie situation de guerre). Parfois, même, on peut se demander comment des intelligences aussi limitées (c'est gentil dans mon idée) peuvent réussir des coups aussi prestigieux. Ah, la magie du cinéma, enfin ici plutôt de la télévision. Avec 168 épisodes, il y a de quoi passer de bons moments, même si c'est fini. Comme je le disais, on peut regarder n'importe quel épisode, sans respecter d'ordre particulier. C'est comme si le temps n'avait pas de prise sur le Stalag 13. Alors mon dernier conseil: si vous nous avez fait le plaisir de vous procurer cette série au complet, vous avez fait le bon choix. S'il vous en manque, dépêchez-vous de combler les vides et si vous la découvrez avec ce texte, il vous reste encore la possibilité de profiter de l'ensemble des six saisons. Eh oui, tout comme Hogan, je ne vous perds pas des yeux. Rompez!


Cotes

Film9
Présentation6
Suppléments-
Vidéo7
Audio7