Bien que les séries télé, et plus récemment les longs-métrages cinématographiques, mettant en vedette des superhéros sont légion en ce début de siècle, en jetant un petit regard en arrière, on s'aperçoit que ça n'a pas toujours été le cas. Outre la série Superman avec George Reeves dans les années cinquante, il faudra attendre la fin des années soixante-dix pour qu'un personnage de superhéros fasse de nouveau une apparition à la télévision dans une émission dramatique (ce qui élimine le parodique Batman des années soixante avec Adam West). Après les brèves aventures de Spiderman (15 épisodes seulement qui ne sont malheureusement – ou heureusement! – pas disponibles en DVD) c'est un personnage de Marvel Comics qui relancera le genre et créera un engouement pour un jeune public. L'incroyable Hulk, ce géant vert déchaîné et alter ego du scientifique David Bruce Banner, prenait en effet d'assaut les ondes de CBS en 1978 (après un épisode test en 1977) et allait régner sur l'univers fantastique télévisuel pour les cinq prochaines années. Il n'aurait qu'à s'inquiéter de la popularité de sa rivale de chez DC comics l'ayant précédé de peu au petit écran, la pulpeuse Wonder Woman.
Comme pour la bande dessinée, la série mettait en vedette un scientifique dont la vie fût subitement bouleversée lors d'une expérience de laboratoire ayant mal tourné. Exposé à une forte dose de rayons gamma le Docteur Banner se transforme dès lors en un violent monstre vert incontrôlable lorsqu'il se met en colère. Tenu par l'acteur Bill Bixby, le rôle du gentil Dr Banner contrastait grandement avec celui du monstre joué par le culturiste Lou Ferrigno. Contrairement au personnage de la bande dessinée, le Hulk de la série ne parlait pas (bien que Ferrigno soit presque totalement sourd, ce fût plutôt une décision de production, question de bien trancher entre le bon Dr Jekyll et le bon, mais violent Mr. Hyde), mais ne faisait que grogner.
Pour la cinquième saison, on retrouve le même format de scénarios que pour les quatre précédentes. Il n'y a par contre que sept épisodes puisque la série fut annulée en cours de tournage. On ne retrouve donc pas d'épisode "final" où toutes les histoires trouveraient une conclusion. Les épisodes sont variés, parfois bons, parfois passables, avec toujours ce personnage central traqué par les autorités, solitaire et sans attaches. Et bien qu'on ait évacué la totalité des éléments fantastiques de la bande dessinée, ne gardant que le Hulk comme élément non réel, on réussit tout de même à maintenir un bon niveau d'intérêt pour les amateurs de littérature de superhéros.
La qualité vidéo de ces épisodes est plutôt honnête. Des couleurs bien reproduites malgré le fait qu'elles souffrent d'une qualité de départ ordinaire, des contours assez clairs, des contrastes bien balancés et une image généralement bonne. Pour l'audio, bien qu'on ait fait un beau travail de restauration, plusieurs petits défauts du son persistent. Notamment un manque de profondeur dans les dialogues, un ensemble qui manque de rondeur et une légère tendance à atténuer les hautes fréquences au profit des basses. En suppléments on retrouve une revuette qui jette un regard sur les cinq années que dura la série. Avec des entrevues des créateurs et de différents intervenants, on se remémore les bons souvenirs et on reconstruit l'histoire de cette épopée télévisuelle. On a aussi un bêtisier où on peut voir les moments ratés et les gaffes des acteurs.
| Film | 7 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |