Nick Cannon Presents: Wild 'N Out
Season One - Uncensored
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Nick Cannon, Joe DeMaio
Année: 2005
Classification: PG
Durée: 358 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
30 mai 2006

Rap, improvisations, gags salés et invités sont au menu de la première saison télévisée de "Nick Cannon Presents: Wild'n Out". Pour une fois que l'horrible pochette n'est pas représentative du résultat final!

Nick Cannon semble avoir toutes les qualités au monde. Il est beau bonhomme, il sait chanter, il joue dans les films et sa popularité atteint des sommets aux États-Unis. Pour pouvoir profiter de son charisme d'enfer auprès d'une jeune clientèle, le réputé réseau de télévision MTV lui a confié le mandat d'animer plusieurs émissions d'environ vingt minutes qui baignent dans la culture hip-hop. Pour la première saison de "Wild'n Out", il a été à la barre de dix épisodes évoquant la joie et la légèreté. Enregistré devant le public à la façon de matchs de lutte ou de la défunte quotidienne Piments Forts, deux équipes s'affrontent pour déterminer un gagnant. Le clan des rouges est mené par Nick Cannon et ses scribes, alors que celui des noirs est dirigé par un invité variant de semaine en semaine, dont Orlando Jones, Kanye West et Method Man. Les adversaires sont en compétition dans différentes catégories et ils doivent toujours avoir recours à l'humour pour gagner la ferveur de la foule. Dans les multiples jeux présents, il y a des imitations de personnes connues, un rap improvisé, terminer toutes les phrases par une question ou ne pas rire à l'écoute de farces. Beaucoup de joie en perspective.

Cette série est le parfait exemple que l'image décide de tout. À la vue du boîtier, il est presque impossible d'accrocher. Il y a un Nick Cannon qui semble être possédé et il donne un coup de pied vers le spectateur. Les images sont grossières, avec des tons de jaune et d'orange qui dominent. Les pochettes des trois DVD sont également horribles. Elles sont à l'effigie de personnalités connues qui affichent des regards terriblement faux et présomptueux. Même le menu principal est lourd. Une ville avec des lumières qui bougent, le logo de l'émission, de la grosse musique rap répétitive et des icônes en mouvement: les clichés sont légions et particulièrement éprouvés. Pourtant, en sélectionnant un épisode, la déception se transforme en surprise. Le résultat n'est pas horrifique, il est même plutôt intéressant. Le rythme est infernal, les gens crient et les invités doivent gueuler pour bien se faire entendre. S'il est inévitable que des gags tombent à l'eau, l'humour est assez réussi. Il touche à tout et traite l'ensemble des individus avec beaucoup de dérision. En maître des cérémonies, Nick Cannon ne vole pas la vedette, il sait s'éclipser au moment opportun. Les artisans et les différents jeux sont expliqués au public et même les personnes qui n'aiment pas particulièrement le rap n'auront aucune misère à écouter les numéros musicaux. Un exploit qui est assez rare.

Comme tout le monde parle en même temps et que ces gens ne le font pas toujours dans le micro, les voix ne sont pas parfaitement audibles. De plus, l'inexistence des sous-titres peut être un handicap majeur pour les personnes qui ne comprennent pas toutes les subtilités, car les expressions particulières sont légions. En revanche, la trame sonore est très présente et elle utilise judicieusement les enceintes avant pour propulser la danse et le déhanchement. Les images offertes sont celles qui proviennent directement de la télévision. Le plein écran est convenable, le niveau des détails et la qualité des couleurs sont très acceptables. Pourtant, le blocage est présent et une luminosité extrêmement blanche semble accompagner tous les épisodes. La lumière des différentes caméras peut créer ces effets-là, mais jusqu'à ce point?

Les dix émissions se retrouvent sur les deux premiers DVD. Ces segments contiennent également des séquences allongées et des numéros jamais diffusés à la télévision. Un peu inutile et long pour le public en général, mais parfait pour les fanatiques. Les suppléments se retrouvent sur le troisième disque et il y a presque tout le temps une courte introduction de Cannon pour expliquer leur pertinence. Il y a tout d'abord cinq sketchs inédits comme des minis téléromans ou de fausses publicités, des bandes-annonces de quatre produits de Paramount et une galerie exposant une trentaine de photographies. Un apéritif qui met l'eau à la bouche. Le plan principal est une compilation de trente minutes des meilleures improvisations hip hop. Un vrai régal. Le dessert peut toutefois lever le cœur. Un montage de cinq minutes montrant des filles légèrement vêtues avec de la grosse musique vulgaire est le summum de la misogynie. Quant à ces scènes montrant les gens s'insulter et multiplier les "fucks", ce n'est pas très pertinent ou mémorable.

Sans être totalement désopilante, la première saison de "Nick Cannon Presents: Wild'n Out" fait passer d'agréables moments. L'animateur est sympathique, les nombreux jeux sont souvent drôles et le montage évite allègrement la torpeur. Il y a également de multiples suppléments pour combler les personnes qui connaissent déjà par cœur les dix premiers épisodes. Le boîtier et les pochettes des DVD sont horribles (peut-être que cela va être arrangé dans le futur), mais il faudra passer par-dessus pour rire un bon coup.


Cotes

Film6
Présentation2
Suppléments7
Vidéo6
Audio7