In Old Arizona
20th Century Fox

Réalisateur: Irving Cummings, Raoul Walsh
Année: 1928
Classification: NR
Durée: 99 minutes
Ratio: 1.20:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
1er mai 2005

1929 marque les débuts de la fin du cinéma muet. Si le film The Jazz Singer presque complètement silencieux et mettant en vedette le chanteur Al Jolson est considéré comme étant le tout premier film parlant de l'histoire du cinéma, vu qu'il y a un extrait sonore de ce long-métrage vers la fin de l'aventure, au moment où nous entendons l'acteur chanter à sa mère, "In Old Arizona" fut de son côté le tout premier film entièrement parlant de l'industrie cinématographique.

Ce western raconte les péripéties d'un hors-la-loi surnommé "The Cisco Kid" (Warner Baxter) qui terrorise d'honnêtes citoyens de l'Ouest sauvage américain et dont sa tête est mise à prix pour la somme de $5000. Même si "In Old Arizona" des réalisateurs Raoul Walsh et Irving Cummings ne compose pas proprement dit un chef-d'œuvre du cinéma, il prouva toutefois à son époque que l'aspect sonore pour un film pouvait constituer un atout considérable pour le western.

Malgré que l'intrigue soit tout à fait quelconque et que les interprètes, de cette épopée rocambolesque, sont tous mauvais, jouant de façon exagérée et trop théâtrale, il faut cependant avouer que juger ce western d'après les critères d'aujourd'hui, biaise les données et fausse l'objectivité. Je suis donc forcé d'admettre que tous les acteurs de cette période jouaient de cette manière, soit pour les besoins du film muet où l'acteur devait exagérer son jeu pour bien rendre les sentiments. Je pense donc que si Warner Baxter remporta l'Oscar du meilleur acteur pour ce film en 1930, c'est qu'il fut probablement le plus remarquable des nominés cette année-là.

Ce film en noir et blanc est présenté en format plein écran de 1.20:1. Évidemment, pour un film de soixante-seize ans, il fallait bien s'attendre à quelques défauts. D'ailleurs, la définition générale de l'image laisse à désirer, les blancs souvent impurs et grisâtres n'ont pas toujours toute la brillance voulue. L'image est entachée de nombreux parasites de toutes sortes tels des points, des traits, des rayures et autres poussières de même acabit.

Il y a deux bandes sonores Dolby Mono anglais offertes soit en version originale et en version restaurée. Inévitablement, cet enregistrement sonore a un dynamisme très limité. Le son n'a aucune profondeur, mais demeure dans les limites techniques des enregistrements de l'époque. Les voix ne sont pas très nettes et intelligibles. La distorsion sonore nous oblige à visionner ce DVD avec le sous-titre afin de mieux comprendre les dialogues. Aucun supplément ne complète cette édition, ce qui est vraiment dommage.

Nonobstant l'aspect négatif de l'image et du son, ce film correspond parfaitement à l'histoire et à la culture de l'Ouest américain. Le personnage de "The Cisco Kid" est un homme au passé et au futur incertains, aux contours imprécis, et qui n'existe que par sa volonté de faire sa propre justice. Il surgit de nulle part et agit comme une sorte de Robin des Bois qui défend la veuve et l'orphelin... mais toujours persécuté par les représentants de l'ordre.

Il est amusant de constater que le revolver des cow-boys ressemble d'avantage à un .38 spécial de la police des années vingt qu'à un vieux Colt .45. Probablement qu'il était impossible pour l'armurier de trouver une arme adéquate pour tirer des balles à blanc pour le cinéma.

À mon avis, ce western vise strictement un public qui se passionne par le travail de ces pionniers du septième art au début du siècle dernier. Ce DVD est un bon achat en autant que vous aimez cette époque lointaine où le cinéma parlant en était à ses premiers balbutiements.


Cotes

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