"The Gunfight at Dodge City" est un pâle reflet de la réalité de l'époque. L'acteur Joel McCrea incarne le célèbre William B. "Bat" Masterson, une figure légendaire de l'Ouest américain. Il vécut une vie d'aventurier incluant notamment les activités de chasseur de bisons, d'éclaireur de l'US Army, de joueur, de garde-frontière et de Marshal.
Ce long métrage de Joseph M. Newman raconte librement la vie de "Bat" Masterson dans la ville de Dodge City, au Kansas en omettant certains détails historiques afin de rendre plus spectaculaire sur pellicule, ce légendaire personnage de l'Ouest américain. Le film s'ouvre sur une introduction fort intéressante avant le début du générique où nous voyons "Bat" Masterson discuter avec Billy Townsend (Wright King), un jeune garçon un peu déficient et amoureux des armes à feu. Ce dernier demande à Masterson une question existentielle... "Tuer un homme, ça fait quel effet?"
Masterson lui répond avec discernement et sagesse: "Hé bien Billy! Je vais te le dire... Il n'y a rien de drôle. Tout d'abord, on est là en face de l'homme. On sert les fesses. On a envie de courir et d'aller se cacher n'importe où... mais on reste là parce que l'on doit rester. Mais, on sait que si l'on fait le moindre geste... l'homme va surement tirer. On surveille son regard et l'on prie le Seigneur tout puissant pour que l'homme recule, dise n'importe quoi... qu'il se donne l'occasion de s'en sortir. Ensuite, on essaie de se forcer à parler... mais quand on y arrive, c'est trop tard... il n'est déjà plus là, il est par terre. Et l'homme est couvert de sang et ça dégouline de partout. Tout le monde crie, les copains arrivent en courant. Ils vous offrent à boire et ils vous disent qu'il a tiré le premier. Ensuite, on fiche le camp et on va se cacher là où personne ne peut vous voir... et on vomit."
Ce témoignage prenant et très imagé du héros de ce western était un coup fumant des scénaristes Daniel B. Ullman et Martin M. Goldsmith en ouverture de scène. Toutefois, la fumée se dissipe très rapidement par la suite et les dialogues clichés deviennent banals et sans intérêt. Sans être un navet, ce film n'a pas réussi à m'émerveiller ou à me surprendre. Au contraire, les 81 minutes que dure cette aventure assez terne merci, m'ont paru longues et ennuyantes.
L'interpositif utilisé pour ce transfert est propre et absent de tout parasite. La définition générale est bonne, mais sans plus. Certains plans paraissent plus doux que d'autres. Le niveau de détails s'en voit affecté, tout comme le rendu des textures qui parfois manque de finesse. Les couleurs sont très bien rendues. Elles sont naturelles et bien saturées. Le contraste est bien géré et évite toutes les brillances. Les scènes sombres sont bien rendues grâce à des noirs profonds même s'ils peuvent parfois manquer légèrement de pureté. On ne remarque aucune surdéfinition des contours ou parasites visuels. La dynamique de la bande-son anglaise en stéréo est légèrement supérieure au son monophonique des trois autres bandes son. Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et les sous-titres sont disponibles uniquement en anglais et en espagnol.
En somme, "The Gunfight at Dodge City" ne fut pas à la hauteur de mes attentes, c'est un mauvais film, tout simplement. Le scénario est plat, les combats courts et pas terribles, et les acteurs ne rachètent rien et à moins d'être un véritable fanatique de western comme moi, je dois vous avouer bien sincèrement que ce long métrage sera le parfait somnifère si vous souffrez d'insomnie.
| Film | 4 |
| Présentation | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 5 |